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Home Édition Abonné Avril 2017 Banlieues françaises, le cauchemar des Italiens


Banlieues françaises, le cauchemar des Italiens

Banlieues françaises, le cauchemar des Italiens
Emeutes contre les violences policières, Bobigny, février 2017. SIPA. 00793010_000007
Emeutes contre les violences policières, Bobigny, février 2017. SIPA. 00793010_000007

Il a suffi de quelques phrases à Dario Nardella, maire de gauche de Florence, pour devenir la bête noire du camp du Bien. Interviewé par le Corriere della Sera sur la réalité, toujours plus anxiogène, des banlieues italiennes, il a tout d’abord déclaré : « Les critères d’attribution des logements sociaux doivent être revus, parce que dans certains quartiers périphériques on risque de créer des ghettos avec un tiers d’Italiens et un tiers d’étrangers hors Union européenne. »

Pour être sûr d’être compris de tout le monde, il s’est servi d’un repoussoir redoutable. Lequel ? Eh bien le vôtre, chers amis Français ! Pour Nardella, « le modèle français des banlieues est un échec », et il ne veut pas, dit-il, dans ses quartiers, de jeunes hommes en djellaba qui dictent leur loi aux voisins, ni de femmes traitées de « salopes » parce qu’elles ne portent pas le voile.

Une gauche angéliste

Comme de bien entendu, les porte-voix de la gauche angéliste ont immédiatement dénoncé le « populisme », le « racisme », la « pensée réactionnaire », et bien sûr l’« islamophobie ». Les opposants les plus acharnés au maire de Florence ont même vu dans cette interview des réminiscences mussoliniennes, comme un cri pour « l’Italie aux Italiens ».

Apparemment, ces lazzis n’ont pas bouleversé l’intéressé. Quelques jours plus tard, il aggravait son cas[access capability=”lire_inedits”] sur une radio florentine. Verbatim : « Les familles roms qui n’envoient pas leurs enfants à l’école doivent être punies, éventuellement par l’expulsion de leur logement. Ce n’est pas une question de racisme, c’est une question de civilisation. »

Pour mémoire, le même Dario Nardella avait déjà fait parler de lui l’été dernier, en mettant son veto à l’installation d’un McDo piazza del Duomo, incompatible, selon lui, avec le patrimoine artistique du centre de Florence.

Amis Français, vous nous jalousiez déjà pour nos voitures de sport, nos clubs de foot et nos trésors archéologiques. Désormais, vous pourrez aussi nous envier nos élus de gauche…

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Avril 2017 - #45

Article extrait du Magazine Causeur


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