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Opéra d’été


Opéra d’été
Palais Garnier, Paris. 10/09/2021. Fabio Mazzarella/Sintesi/SIPA

Quels sont les ouvrages lyriques et chorégraphiques offerts sans frais au public hors de Paris cet été ? Paris est-il toujours aussi privilégié que l’on croit par rapport à la province ?


On reproche à juste titre à l’Opéra de Paris d’être subventionné par l’État, et donc par l’ensemble des Français, mais de ne bénéficier réellement qu’à ceux d’entre eux qui résident à Paris et dans ses environs. Ou à ceux qui sont assez aisés pour se déplacer de la province à la capitale et ajouter au prix du spectacle, celui du voyage et de l’hébergement.

Ce n’est évidemment pas un reproche dépourvu de fondement et c’est pour atténuer ce péché originel obligé que depuis 2013 l’Opéra de Paris entreprend de vastes tournées en France par films interposés. Dans des lieux choisis en plein air ou non, et où projections de spectacles chorégraphiques ou lyriques sont offert gratuitement aux spectateurs.

Regroupées pour la plupart durant le mois de juillet, les soirées chorégraphiques auront offert la magnifique production de Cendrillon (musique de Prokofiev), chorégraphiée par Rudolf Noureev, et transposée par Petrika Ionesco, le scénographe, dans les studios de Hollywood au temps des années 1930. Ou alors l’hypnotique Boléro (Ravel) créé par Maurice Béjart. Et accompagné de chorégraphies de George Balanchine et de Crystal Pyte.

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Les deux ouvrages de Giacomo Puccini programmés cette année offrent un parfait contraste entre la mise en scène hiératique et ô combien ! wilsonienne de Madame Butterfly imaginée par Robert Wilson et filmée en 2024 et l’insupportable réalisation, parfaitement gratuite et inepte, de La Bohêmetransposée par Claus Guth sur une improbable et lointaine planète.

De quoi prouver aux mélomanes qui vivent loin de la capitale que la vie du spectateur parisien n’a rien aujourd’hui de paradisiaque. Et qu’il peut être bien confortable en vivant au loin de ne pas avoir à subir les productions les plus prétentieuses et les plus creuses dont l’Opéra de Paris n’est pas avare.

Madame Butterfly

Saint Denis. Le 8 août à 19h, Jardin de la Liberté.

Thouars. Le 20 août à 20h30, Collège de La Tour d’Auvergne. 

Auvers-sur-Oise. Le 26 août à 22h, Parc du château.

Yquebeuf. Le 28 août à 19h30, Espace Art et Culture.

La Bohéme

Wy-dit-Joli-Village. 22 août à 20h45, Musée de l’outil.

Cannes. Le 27 août à 21h, Place de la Castre.

Yquebeuf. Le 29 août à 19h30, Espace Art et Culture.

Cendrillon

Entrecasteaux. Le 13 août à 21h, Grand Pré.

Jublains. Le 27 août à 20h15, Théâtre antique.

Yquebeuf. Le 30 août à 16h, Espace Art et Culture.

Vendôme. Le 27 septembre à 17h30, Le Minotaure.

Boléro

Saint-Denis. Le 15 août à 19h, Jardin de la Liberté.

Yquebeuf. Le 29 août à 16h, Espace Art et Culture.

Saint-Ouen-L’Aumône. Le 29 août à 21h, Abbaye de Maubuisson.

Mouvaux. Le 17 septembre à 20h30, L’Etoile-Scène.

Rodez. Le 19 septembre à 18h, Chapelle Saint-Joseph.



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