Selon notre chroniqueur, les enfants oubliés pourraient accélérer la révolution populiste qui couve…
Le pouvoir s’affole. Gérald Darmanin en perd sa voix. La Révolution des oubliés[1] est en marche. Le gouvernement improvise des annonces visant à accélérer les actes d’enquêtes concernant les agressions sexuelles contre les enfants et à renforcer les peines pour les violeurs en série. Hier, le Sénat a entendu en urgence le ministre de la Justice et celui de l’Intérieur, Laurent Nunez. Mais le réveil arrive trop tard. La parole officielle n’est plus crédible. Le meurtre de Lyhanna ne révèle pas seulement une justice naufragée, incapable de protéger les gens, à commencer par les plus fragiles. Plus généralement, l’Etat affaibli laisse voir son renoncement à défendre la nation, son peuple, sa souveraineté, sa cohésion, ses frontières. Lundi, des citoyens ulcérés ont protesté devant des tribunaux. Place Vendôme, face au ministère de la Justice, des indignés ont bravé l’interdiction de manifester, en réclamant la démission d’un Darmanin aphone, hier soir sur CNews.
Des Femen (gauche) côtoient des féministes de Némesis (droite). Des figures de la société civile émergent. Dimanche dernier, le maire divers droite de Fleurance (Gers), Grégory Bobbato, en tête de la marche blanche, s’est imposé par son discours mettant en cause des « défaillances sociétales ». Mardi, Me Pierre Debuisson, avocat de la mère d’une autre fillette, Rosa, violée impunément par Jérôme Barella a annoncé avoir déposé plainte contre l’Etat pour « faute lourde ». L’avocat veut également poursuivre les parquets (d’Auch et de Toulouse) et la gendarmerie pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non-assistance à personne en danger ». Il veut traduire Darmanin devant la Cour de Justice de la République. Dans Le Figaro d’hier, Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie, écrit : « Le peuple se lève. Aujourd’hui, c’est une révolte. Demain, ce sera une révolution ». Elle est déjà là.
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Les esprits sont prêts. L’espoir d’une grande bascule est l’idée qui s’installe auprès de ceux qui constatent la faillite du système. Cinquante ans d’erreurs collectives, droite et gauche confondues, ne pourront être corrigées sans rompre avec une classe politique qui se claquemure et s’accroche à ses certitudes. « Il faut entendre le besoin de radicalité dans la société », explique, ce mercredi matin sur RTL, le banquier de gauche Matthieu Pigasse. Cependant le progressisme n’écrit plus l’histoire. Elle lui tourne le dos. La gauche n’est plus hégémonique, même si elle conserve encore ses bastions dans le monde culturel et médiatique. Certes, face au meurtre de Lyhanna, le camp du Bien a oublié ses critiques qui dénonçaient des récupérations politiques à propos des crimes commis contre des jeunes filles par des OQTF. Cette fois, la qualité de Français blanc et européen de Barella ne pose plus ce genre de réticences. Reste que cet assassinat n’efface pas ceux de Lola, de Philippine et de bien d’autres victimes d’immigrés indésirables. Les magistrats, qui protestent ces jours-ci de leur mise en cause, ne comprennent rien à la colère française. Ce sont toutes les institutions, confisquées par des castes populophobes, qui vont avoir à rendre des comptes. La réalité de la révolution du bon sens se lira dans son aboutissement, en mai 2027. Jamais présidentielle n’aura été aussi déterminante pour le destin du pays.
[1] De l’auteur, Fayard
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