Luis Suarez.

Le football subit depuis une vingtaine d’années la même cure d’amaigrissement que les autres domaines de la vie. Les tribunes sont vidées de leurs supporteurs et l’apparition inévitable de l’arbitrage vidéo tendra à exclure toute incertitude sur le terrain.

Or, si le football a un quelconque intérêt, c’est justement le mauvais esprit qui lui est consubstantiel. D’où vient le fait que le tennis, par exemple, soit si pénible à regarder à la longue ? C’est que l’antijeu y est impossible. De ce fait, il ne se passe rien, il ne peut rien s’y passer. On peut simplement admirer le port de tête aristocratique de Federer et ses jolis polos. Ce qui ne permet pas d’alimenter durablement une honnête discussion de comptoir, laquelle s’orientera naturellement vers le match de foot de la veille.

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