« Tous Les Russes sont poètes, et l’écrasante majorité des poètes est constituée de casse-burnes à expédier au goulag régime sévère pour les empêcher d’écrire, toutes nationalités confondues. »

C’est par ce genre de saillie post-punk que l’écrivain-traducteur Thierry Marignac ponctue son anthologie des oeuvre torturées de trois enfants du siècle dernier.
Trois destins tragiques, mèches de vies brisées par leur incandescence. Voici leurs fiches de police, puisque ça se termine toujours comme ça :

Essenine, Sergueï (1895-1925). Protégé par Trotski et Djerzinski, le fondateur de la Tchéka, il fut retrouvé pendu et couvert de coups dans un hôtel pétersbourgeois en laissant une mystérieuse lettre d’adieu : « Adieu, mon ami, adieu… Dans cette vie la mort n’est pas nouvelle. »

*Photo : Natacha Medvedeva avec Edouard Limonov.

Des chansons pour les sirènes. Essenine, Tchoudakov, Medvedeva, saltimbanques russes du xxe siècle. Thierry Marignac et Kira Sapguir (L’écarlate)

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Daoud Boughezala
est directeur adjoint de la rédaction et rédacteur en chef de Causeur.
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