Avec son tout nouveau roman, l’auteur britannique s’attire de nouveau les foudres de la twittosphère LGBTQI+ qui l’accuse de transphobie pour avoir mis en scène un serial killer apparemment transgenre. Mais sans avoir lu préalablement le texte. Tandis que les médias français n’arrivent pas toujours à distinguer vrais et faux militants ultra-progressistes.


Décidément, quoiqu’elle fasse, JK Rowling ne peut qu’ameuter les progressistes LGBTQI+, tous empressés, au nom de la tolérance, de l’ensevelir sous un torrent de menaces de torture et de meurtre. Premier acte de cette comédie : en décembre 2019, Rowling affirme publiquement qu’il y a une différence significative entre une femme biologique et une trans femme et que l’on ne peut pas accorder exactement le même statut social à cette dernière catégorie de personnes qu’à la première. Deuxième acte : en juin dernier, elle attire les foudres des activistes en protestant sur Twitter contre leur tendance à remplacer le mot de « femme » par la périphrase « personnes qui ont des règles », comme s’il n’y avait pas de relation entre la condition sociale des femmes et la physiologie féminine. Troisième acte : fin août, suite à une intervention de la directrice de la fondation Robert F Kennedy Human Rights accusant Rowling d’avoir « porté atteinte à l’identité » des personnes transgenres et non-binaires, elle annonce qu’elle rend à cette institution un prix que celle-ci lui avait conféré l’année dernière. Le motif de ce retour ? L’injustice inhérente à une accusation qui suppose que Rowling est foncièrement transphobe, tandis qu’elle maintient seulement qu’il existe un conflit entre, d’un côté, les exigences les plus extrêmes du lobby transgenre et, de l’autre, les droits des femmes biologiques ou « cis-genrées ».

"Troubled Blood", le nouveau roman de Robert Galbraith, alias JK Rowling, est sorti hier dans les librairies.
« Troubled Blood », le nouveau roman de Robert Galbraith, alias JK Rowling, est sorti hier dans les librairies.

Ci-gît JK Rowling

Cette semaine, le rideau s’est levé sur le quatrième acte. L’occasion en est la sortie en anglais de son nouveau roman, Troubled Blood, le cinquième dans la série policière qu’elle publie sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Si le livre n’est en vente que depuis hier, le 15 septembre, c’est un compte-rendu négatif paru deux jours auparavant dans le quotidien anglais The Daily Telegraph qui provoque la nouvelle polémique.

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Un des personnages du roman serait un tueur en série qui se déguise avec une perruque et un manteau de femme pour rassurer ses victimes féminines, avant de les attirer dans sa camionnette. Fait surprenant pour un journal aussi conservateur, l’auteur du Telegraph, Jake Kerridge, en conclut que la morale de l’histoire semble être la suivante : « il ne faut jamais faire confiance à un homme qui porte une robe ». Ce jugement est relayé par le très populaire site d’informations Pink News. Et immédiatement, la communauté LGBTQI+ se met en branle sur son média favori, Twitter, dénonçant Rowling pour sa « transmisogynie » et exprimant le désir, entre autres choses, de lui déchiqueter le corps. Le hashtag du moment est #RIPJKRowing, en français : « Ci-gît JK Rowling. » A notre époque, pour condamner à mort, pas besoin de juger sur pièces.

Fait curieux, le livre de Rowling est défendu le jou

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Jeremy Stubbs
est directeur adjoint de la rédaction de Causeur.
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