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Suède : un succès logique de la coalition de droite

Suède : un succès logique de la coalition de droite
Le chef du parti des démocrates suédois, Jimmie Akesson, prononce un discours lors de la surveillance électorale du parti à l'Elite Hotel Marina Tower à Nacka, Suède, le 11 septembre 2022 / Stefan JerrevÃ¥ng/AP/SIPA

La victoire électorale de la coalition de la droite en Suède fournit un modèle à suivre pour les autres pays européens qui veulent préserver leur identité nationale et leur culture, et défendre l’ordre public.


Ah la Suède ! Havre de paix nordique connu pour les intérieurs design de ses maisons en bois, son saumon préparé en gravlax, ses images érotiques des sixties, Abba, la dynastie créée par Bernadotte, son rôle dans la Guerre de Trente ans… et son modèle social-démocrate. Un idéal et un mode de vie qui ont été sérieusement bousculés ces dernières années, sous la double tenaille d’un progressisme post-moderne devenu religion d’Etat et d’une immigration qui a fait du pays des Varègues le champion des pages consacrées aux faits divers dans les médias européens. « Quelles qu’en soient les raisons, d’après les informations sur les personnes mises en cause par la justice contenues dans cette étude, les crimes et délits présumés sont – proportionnellement – plus fréquents chez les personnes d’origine étrangère en Suède », indiquait la démographe Michelle Tribalat dans un entretien accordé au Figaro. Elle commentait alors un rapport publié il y a tout juste un an par le Conseil national de prévention du crime (BRA) dépendant du ministère de la Justice à Stockholm. Ce rapport long de 162 pages comprenait une analyse des statistiques de la criminalité suédoise pour les années 2007 à 2018, fonction de l’origine des suspects.

Les chiffres

Qu’y apprenait-on ? Tout d’abord qu’il était 2,5 fois plus fréquent pour un immigré de première génération de se retrouver dans le collimateur de l’institution judiciaire que pour une personne née en Suède de deux parents suédois. Surprise. Ou pas. Ensuite, le rapport démontrait que trois fois plus d’immigrés de seconde génération étaient suspectés dans des enquêtes policières comparativement aux vrais Suédois. Par ailleurs, ces chiffres apparaissaient alors comme en constante augmentation, puisque les personnes nées à l’étranger comptaient pour un tiers des suspects d’affaires délictuelles et criminelles. Pis, la surreprésentation se faisait particulièrement criante dans les affaires de meurtres et de vols, avec un prédominance d’immigrés venus d’Asie centrale et de toute l’Afrique.

Evidemment, les gens lucides n’ont pas besoin de ces rapports détaillés pour connaître la réalité, mais ils sont très utiles pour déciller les aveugles qui ne croient qu’en les chiffres et les statistiques. Lors des vingt dernières années, la population immigrée a doublé en Suède sous l’impulsion des sociaux-démocrates au pouvoir. Le taux de chômage de ces derniers s’élève à 21,2 % contre 5 % dans la population générale. Ouverts et généreux, les Suédois ne sont néanmoins pas totalement stupides et ont compris qu’il fallait en finir avec ce suicide programmé. 

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La Suède rejoint donc officiellement le bloc des lucides en Europe, à l’image de sa voisine danoise. De fait, la social-démocratie requiert une homogénéité minimale de la population du pays où elle s’applique, faute de quoi elle devient un système de racket organisé où le contribuable paie pour l’assisté. Cela devient totalement insupportable quand l’assisté en question ne respecte même pas les règles élémentaires de la vie en société, refusant de se plier aux coutumes de son pays d’accueil ou même de faire mine d’y porter un intérêt quelconque.

“Le progrès économique, social et technologique est toujours plébiscité”

À Malmö, Göteborg ou Stockholm, les gangs criminels font la loi. L’ordre peut-il s’appliquer dans un pays où se côtoient des populations aux mœurs parfois archaïques et des natifs qui ont fait entrer le pronom personnel neutre « hen » dans le dictionnaire de leur académie nationale afin de mieux désigner les personnes de « manière non sexuée » ? On voit bien là une contradiction dans les formes qui ne pouvait qu’aboutir à un divorce. De ce divorce est née une inédite coalition des droites unissant les Démocrates de Suède de Jimmie Akesson au Parti Conservateur d’Ulf Kristersson. Gagnant les élections législatives d’une courte avance – 176 sièges contre 173 pour la gauche -, ce bloc droitier présente un programme dur en matière d’immigration et de sécurité.

Députée européenne et et co-présidente d’Ensemble, le groupe de la majorité présidentielle au Parlement européen, Valérie Hayer s’en est émue : « En Suède comme ailleurs, l’alliance entre les conservateurs et l’extrême droite augure d’un vrai danger pour les libertés publiques et le vivre-ensemble ». Le « vivre-ensemble » est devenu un vivre-face-à-face, générant des antagonismes vifs et irréconciliables. L’Europe se lève car elle refuse que ses valeurs soient ainsi violées quotidiennement, que sa population et ses mœurs changent. Cette victoire suédoise est l’échec des « progressistes » qui ont confondu le progrès authentique avec l’idéologie de la nouveauté, des changements sociaux et ethnoculturels. Le progrès économique, social et technologique est toujours plébiscité.

La vérité est que la Suède a régressé ces dernières années. Quid des libertés publiques quand il est impossible de circuler sans danger ? Quid du progrès quand des pans entiers du territoire sont colonisés par des islamistes ? Quid d’une société qui ne sait plus distinguer une femme biologique d’un homme qui se dit femme ? C’est à ces questions que devront répondre les véritables progressistes, ceux qui luttent contre tous les régimes autoritaires et contre tous ceux qui nient notre existence. Ne transigeons sur aucun combat européen : la défense de notre civilisation reste légitime face à tous les envahisseurs, qu’ils soient armés de chars russes ou qu’ils arrivent illégalement en franchissant les frontières sud du continent. La Suède a connu Sandrine Rousseau au pouvoir, elle entend évoluer. 


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Gabriel Robin est journaliste rédacteur en chef des pages société de L'Incorrect et essayiste ("Le Non Du Peuple", éditions du Cerf 2019). Il a été collaborateur politique

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