On s'appelle ?

Pas un mot, pas le moindre hommage, même hypocrite, à une dame que l’on congédie sans ménagements, c’est assez peu courant dans notre démocratie policée… Faut dire qu’elle l’a bien cherché, et fait tout ce qu’il convenait pour être traitée de la sorte… Si j’étais féministe, je serais aux anges : enfin une femme virée sans que l’on puisse le moins du monde mettre sa chute sur le compte de son sexe et du machisme au sommet.

Tout de même, j’aurais préféré que Nicolas Sarkozy eût pour elle les égards que le moindre homme du monde doit à la maîtresse qu’il congédie : le bouquet de fleurs (chères) avec un petit mot du genre : « Elles faneront, vous jamais ! », tout cela mis en musique rhétorique par l’excellent Henri Guaino, cela aurait eu de la gueule !

Peut-être s’est-elle sacrifiée pour que son compagnon Patrick Ollier reste au gouvernement, ce qui ajouterait du sel à la tragédie qu’un Sophocle moderne ne va pas manquer d’écrire…

Mais, j’en conviens, on n’en est plus là, il y a vraiment le feu au lac et la présidentielle c’est demain. Nicolas l’a bien compris, et s’est conformé à la célèbre formule de Jean Cocteau « Puisque ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ! ».

Je suis, sur le coup, resté relativement sceptique sur ces paroles présidentielles, jusqu’à ce que Benoît Hamon, porte-parole du PS apparaisse sur les écrans. L’opposition a le droit de tout dire, c’est même son devoir, mais il ne faut pas abuser : affirmer que c’est le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN qui a provoqué l’engagement des troupes française en Afghanistan est une stupidité : nos « boys » y sont depuis 2001… Zont pas de fiches au PS ? C’est grave…

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