S’il est des métiers pénibles – et à risques –, c’est bien celui de truand. Le grand nombre d’assassinats qui a endeuillé la Corse ces derniers mois (6 morts depuis le début de l’année rien que dans l’arrondissement de Sartène) le démontre une fois de plus, s’il en était besoin.

Cette série noire en rappelle une autre : une avalanche de règlements de compte truandesques avait frappé l’île au milieu, si j’ose dire, des années 1970 : une trentaine de disparitions tragiques en quelques mois, dont les mobiles étaient si mystérieux que Le Point avait surnommé la région « Le triangle des Bermudes » (aucun rapport avec la tenue estivale des pinzutti), quand d’autres observateurs avançaient la thèse d’une querelle entre les anciens et les modernes.

Procurer du travail aux jeunes et résoudre le problème des pensions est un souci qui rejoint une longue tradition corse, pour ne citer que l’exemple de Napoléon. Lors de son court mais mémorable passage au pouvoir, l’Empereur n’a pas ménagé ses efforts pour mettre les jeunes au travail et faire fléchir la courbe démographique, avant de mourir, lui aussi, bien avant l’âge légal de la retraite. Ultime délicatesse : aux frais de l’Angleterre !

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