Vu de loin, le Canada est le paradis de la diversité, le pays de l’identité heureuse. Mais il suffit d’enlever ses lunettes roses pour le découvrir autrement. Allons-y d’un exemple torontois. Fin juin, Radio-Canada nous apprenait que l’université de Toronto, qui passe pour une des grandes institutions du pays, accueillerait une cérémonie de remise des diplômes réservée aux étudiants noirs. On la justifiait au nom de l’inclusion et de la diversité, naturellement, et il n’est pas vraiment permis de dire ou penser le contraire. Qu’on nous permette néanmoins de voir les choses autrement. Dans les faits, l’université de Toronto a cautionné, et même encouragé et financé, un événement fondé sur le principe de la discrimination raciale. On imagine aisément la réaction si un événement de même nature avait été réservé aux Blancs !

Abolition des cultures et des nations

Et pourtant, on ne sera pas trop surpris, car ce type d’événement est désormais banal dans le monde académique nord-américain. Par un étrange retournement de l’Histoire, le progressisme pousse désormais à la racialisation des rapports sociaux. La gauche antiraciste ne veut plus voir des Norvégiens, des Finnois, des Québécois ou des Allemands : elle ne veut voir que des Blancs. Elle ne veut plus voir des Congolais, des Sénégalais ou des Kényans : elle

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Été 2017 - #48

Article extrait du Magazine Causeur

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