Trois petites hirondelles viennent d’apparaître dans le ciel noir de l’hiver dogmatique imposé depuis trop longtemps chez nous par les khmers verts. A la surprise générale, le Conseil européen vient d’approuver, à la majorité qualifiée, l’introduction sur le continent  de la semence de maïs TC 1507, produite par la frime américaine Pionner, et utilisée depuis 2001 outre-Atlantique sans dommage constaté pour l’environnement et les consommateurs.

On a pu également observer l’amorce d’un virage du gouvernement français sur l’exploitation du gaz de schiste : Arnaud Montebourg, favorable à la recherche de nouveaux procédés d’extraction moins polluants que la fracturation hydraulique, vient d’être rejoint sur ce point par Laurent Fabius. François Hollande, en visite chez son ami Barack Obama, a souligné que «  l’énergie bon marché » était un atout des Etats-Unis dans la relance de son économie.

Enfin, EDF annonce le remplacement des centrales nucléaires en fin de vie par les nouveaux réacteurs EPR, tout en maintenant formellement (mais pour combien de temps ?) l’objectif de la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production française d’énergie à l’échéance 2025.

Dans le même temps, les supercheries médiatiques et pseudo-scientifiques qui ont semé la panique dans l’opinion – le film Gasland de Josh Fox – et l’expérimentation apocalyptique de Gilles Seralini sur les OGM prétendument cancérogènes, promue à grand bruit par Le Nouvel Obs – ont été démasquées. José Bové s’étrangle de rage, et Corinne Lepage est au bord de l’apoplexie. Une hirondelle, et même trois, ne font pas le printemps, mais les temps pourraient devenir durs pour les marchands de peur.

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