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Notes (choquantes) d’un mauvais coucheur

Sur le Christ, l'islam, les "têtes au choco"...

Notes (choquantes) d’un mauvais coucheur
"Tête chocolat", nouveau nom d'une patisserie bien connue. ©Yannick Bammert / Wikipedia

Un pressentiment : je n’aurais pas été attiré par Jésus. Je lui aurais préféré Ponce Pilate. Ou Judas.

Toutes les femmes prétendent être de la porcelaine, alors qu’elles sont pour la plupart des brutes avides de jouir à nos dépens.

J’aspire à me jeter hors du temps et je me retrouve sous ma couette.

Le venin antisémite coule dans les veines de la France. N’est-elle pas la fille aînée de l’Église catholique ? On y cultive les médailles miraculeuses pour mieux se voiler la face.

De tous les délires mystiques nés au Proche-Orient, aucun ne me répugne autant que l’islam. Allez savoir pourquoi !

Je sais qu’il y a en moi assez d’étoffe pour faire un renégat. Ne m’inspire que ce que je rejette. Ou qui pourrait m’arracher à ma torpeur.

Jean Ziegler : le plus grand arnaqueur que la Suisse ait jamais engendré. Mais si sympathique par ailleurs. J’espère seulement qu’il continue à soutenir son ami Ramadan.

Le principe de précaution n’a jamais protégé personne. En revanche, il a pourri la vie de tout le monde.

Priver une génération de guerre, c’est l’inciter à se suicider ou l’enfermer dans une camisole de force. Avec les meilleures intentions du monde.

Pourquoi ne peut-on plus manger des « têtes-de-nègre » ? Certains Africains étaient bien des cannibales. On raconte qu’ils ont même laissé la vie sauve à un Vaudois parce qu’il sentait trop le Dézaley.

Faut-il que les femmes soient cruches pour avoir brandi comme étendard Le Deuxième Sexe, de Simone de Beauvoir, ce pensum pontifiant ? Je n’ai jamais rencontré un homme, même sartrien, qui soit parvenu à en achever la lecture.

Je lis dans un livre publié au milieu du siècle dernier : « Les Arabes tournent autour de tout ce qui a un vagin comme un essaim de mouches autour d’une charogne. » L’auteur de ces lignes se retrouverait au tribunal aujourd’hui.

Nous ne vivons plus au milieu d’esclaves, mais d’employés. On les habille de noir et on leur accorde parfois l’honneur d’un numéro ou la gloire d’un titre, puis sur un caprice on les jette à la rue, car le garde-chiourme et le parvenu ont ceci de commun qu’ils se croient tous deux puissants de leur cruauté ou de leur argent.

N’étant même plus conscient des bassesses que nous avons accumulées, le communisme est amené à disparaître. Faut-il le déplorer ou s’en féliciter ?

Si pour Céline, l’amour est l’infini à la portée des caniches, pour Cioran, la mort est le sublime à la portée de chacun. Préméditée, elle a encore plus de panache.

Il arrive que la vie soit belle. J’ai envie d’ajouter : dommage !

Rien n’est plus confortable que la représentation de la femme. Rien n’est plus insupportable que sa présence.

Je voulais être psychiatre. Non pour entrer dans des cerveaux bousillés, mais pour avoir la certitude que je ne serai d’aucune aide à qui que ce soit et que personne ne me le reprochera.

L’Occident a cru se grandir en vouant un culte à la Victime. Résultat : il s’est affaissé.

Cracher sur sa vie est trop facile. Il vaut mieux s’en désolidariser.

Je me souviens de cet ami qui me disait : si tu veux un ami, achète un chien !

Freud considérait ses patients comme de la racaille. Le mieux, professait-il, est de les mettre sur un bateau et de les expédier au bout du monde. Tous les psychiatres aboutissent à la même conclusion. Mais ils ne l’avoueront jamais.

La stérilité d’une femme est ce qui la sauve à mes yeux : elle accélère la marche vers la fin des temps. L’auto-extinction de l’humanité est l’idéal des âmes charitables.

J’ai cru que j’avais une bonne mémoire, alors que je ne faisais que ressasser le passé. Il m’est vite apparu que je ne n’étais pas le seul.

Ne jamais confondre les somnifères et les laxatifs, surtout quand on a décidé de se suicider et qu’on se trouve pris d’une violente diarrhée qui vous rendra encore plus évidente la misère de la condition humaine au point de vous dissuader de récidiver.

Il faut vraiment avoir beaucoup de délire en soi pour persévérer dans l’existence et peu de jugeote. De là à en tirer la conclusion…

Il fut un temps pas si lointain où l’on pouvait gifler une fille, je parle d’expérience, et elle tombait dans vos bras. Maintenant, elle va droit au commissariat.

Dès lors qu’on a libéré la parole des femmes, on a pu vérifier qu’elles n’avaient rien à dire, à part leur sempiternel lamento.

Octobre 2018 - Causeur #61

Article extrait du Magazine Causeur


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