C’est le ToulouseBlog, amplement relayé ce matin par France Inter, qui nous apprend cette terrible nouvelle avec ses mots à lui : « Le Festival Printemps de Septembre et l’artiste Mounir Fatmi ont décidé d’arrêter la présentation à Toulouse d’une de ses œuvres en raison des protestations de musulmans blessés de voir des passants marcher sur des versets du Coran au sol. »

Plus précisément, il s’agirait d’une d’œuvres vidéo de l’artiste d’origine marocaine, intitulée « Technologia » ; laquelle incluait effectivement des versets d’un livre que les musulmans considèrent comme sacré, ainsi que des hadiths de celui que les mêmes croyants et certains journalistes pressés appellent le Prophète Mahomet.

Or ladite vidéo s’est retrouvée projetée sur le sol du Pont Neuf qui traverse la Garonne et ce, nous explique l’édition toulousaine de Libé, alors que, ouvrez les guillemets : « le dispositif de médiation prévu pour les week-ends n’était pas en place pour empêcher de marcher sur l’œuvre ou pour l’expliquer.»
Il semblerait qu’un attroupement plus ou moins spontané se soit formé devant le pont, une soixante de gardiens de la foi voulant empêcher qu’on piétinât l’impiétinable. Hélas, une jeune fille trop pressée (et qu’on imagine fanatisée par Charlie, Causeur ou autres néofachos) aurait néanmoins traversé le fleuve malgré le risque évident de blasphème.
Juste retour des choses, cette demoiselle aurait été, selon la police, dûment giflée par les fidèles, bien obligés de se faire justice eux-mêmes, faute d’une loi adéquate contre le blasphème dans notre pays. Et la preuve que ces manifestants étaient ontologiquement pacifiques et le seraient restés si on ne les avait provoqués, c’est qu’ils se sont dispersés sans heurts avec les forces de l’ordre dépêchées sur place, après qu’un imam les a appelés au calme…

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