Tous les cadors de l’UMP n’ont pas les deux yeux braqués sur la rue de Vaugirard, le tribunal administratif ou les formules « spécial déjeuner » de François Fillon.

Au moins l’un d’entre eux semble penser que ce n’est pas parce que le parti s’autodétruit avec vaillance, qu’il faut extrapoler ce champ de ruines à tout le pays et laisser parachever, notamment, la reconversion totale de la Lorraine en friche industrielle.

C’est ainsi que le député des Yvelines Henri Guaino vient d’apporter, dans Les Echos, un soutien très marqué à la proposition d’Arnaud Montebourg de nationalisation –temporaire et possiblement partielle, rappelons-le – du site de Florange: « Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas l’envisager. Arnaud Montebourg a tort d’utiliser une forme polémique, mais, sur le fond, il a raison : l’Etat ne peut pas rester indifférent au sort de la sidérurgie.»

Ce soutien est d’autant plus appréciable pour le ministre du redressement machinchose que le dernier mohican gaulliste de l’UMP sait de quoi il parle : quand il était à l’Elysée, c’est lui qui avait personnellement suivi ce dossier pour l’ex-président de la République. Et Guaino profite même de son interview aux Echos pour balancer un joli scoop : « La nationalisation temporaire est une question que nous nous étions posée avec Nicolas Sarkozy sur le modèle de ce qui avait été fait pour Alstom. Il faut se reposer sérieusement cette question aujourd’hui. »

Bref Guaino ne dit pas autre chose que Sapin ou Mosco. Sauf que lui y croit sans doute vraiment.

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