Depuis des semaines, les manifestants libanais défient l’ensemble de la classe politique. Chrétiens, sunnites et chiites se soulèvent contre leurs vieux leaders confessionnels pour exiger la construction d’une nation digne de ce nom. Même le Hezbollah est victime de ce dégagisme. Reportage.


Il aura fallu l’annonce d’une nouvelle taxe sur l’application téléphonique WhatsApp pour provoquer l’ire de tout un pays. « C’est la goutte de trop ! » entend-on de la bouche des manifestants à Beyrouth. Plus qu’une jacquerie fiscale, c’est une révolte contre l’ensemble du personnel politique.

Depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), « miliciens,chefs de guerre et nouveaux riches ont fait alliance pour mettre le pays en coupe réglée, explique l’ancien ministre de l’Économie Georges Corm. Le régime actuel est à bout de souffle, il a ruiné l’économie du pays. La corruption est devenue un trait majeur du système. » Pour cet intellectuel nassérien, la mainmise de quelques personnalités indéboulonnables s’explique par « un système communautaire très rigide de répartition du pouvoir et des fonctions publiques ». Comm

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Novembre 2019 - Causeur #73

Article extrait du Magazine Causeur

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