J’ai toujours eu une sainte horreur du féminisme. Les bourgeoises libérées à la Cookie Dingler, qui sont contentes de « savoir changer une roue », et les éditorialistes faussement rebelles de Elle m’ont toujours semblé au mieux des idiotes utiles, au pire des emmerdeuses. Attention, cela ne signifie pas que je resterais volontiers à la cuisine un jour d’élection, ou que j’accepterais de servir bien gentiment un whiskey à mon mari quand il rentre du boulot, comme dans Ma sorcière bien-aimée. Non, je suis bien contente que nous, les femmes, ayons gagné le droit d’avoir une vie un peu plus stimulante. Des esprits tordus argueront qu’avoir échangé le biberon-ménage-cuisine contre le métroboulot- dodo, c’était pas bien malin, et ils n’auront pas entièrement tort. En attendant, je suis ravie de ne pas être une sous-citoyenne. Je pensais simplement qu’après avoir conquis l’égalité qui nous était due, on allait passer à autre chose.

Las, depuis une vingtaine d’années, la féministe nouvelle est arrivée.

Photo:YAGHOBZADEH RAFAEL/SIPA. 00666100_000004.

Lire la suite