Photo : Roy Stead

La solution à la crise de la dette ? Deux scribes obscurs se sont chargés, il y a un certain temps déjà, de nous la transmettre dans toute sa simplicité éclatante. Ils la formulèrent, comme par hasard, en langue grecque : « καὶ ἄφες ἡμῖν τὰ ὀφειλήματα ἡμῶν, ὡς καὶ ἡμεῖς ἀφίεμεν τοῖς ὀφειλέταις ἡμῶν. » Ou encore, pour ceux que rebuterait cet alphabet barbare : « kai aphès imíne ta ophilimata imóne, os kai imís aphíémène tis ophilétais imóne. »

Cette antique règle d’or, la seule méritant d’être gravée dans le marbre fragile des constitutions, a trouvé en allemand comme en anglais ses traductions fidèles : « Und vergib uns unsere Schulden, wie auch wir vergeben unsern Schuldigern », « And forgive us our debts, as we also forgive our debtors. »

Acheter ce numéro  /  Souscrire à l’offre Découverte (ce n° + les 2 suivants)  /  S’abonner à Causeur

Lire la suite