Une dénommée Jeanne déclare dans les médias avoir été interdite d’entrée dans le musée, à cause de son décolleté.


 

Un buzz chasse l’autre. Depuis vingt-quatre heures la toile s’affole au sujet des nichons du musée d’Orsay. En effet, mardi dernier une fort jolie jeune femme au décolleté très plongeant s’est vue obligée, par le personnel du musée, de revêtir une veste pour cacher ses attributs afin d’aller admirer l’Origine du monde. Le temps de quelques tweets, la jeune fille eût tôt fait de publier une lettre ouverte au musée, de recevoir les excuses de la part de ce dernier, et la mayonnaise des réseaux sociaux prit à merveille.

J’ai été sexualisée

Que voit-on au premier abord ? Une jolie jeune fille à qui on « interdit » l’entrée d’un musée pour cause de décolleté trop plongeant, et j’admets que cela est énervant. Tous les vieux réacs de mes amis se sont offusqués sur le mode du retour à la pudibonderie, voire de l’ombre de l’islam rigoriste à laquelle désormais on ne peut s’empêcher de penser.

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Mais la chroniqueuse énervée que je suis, voire la femme toujours engagée dans la compétition intra sexuelle (Peggy Sastre vous expliquerait le concept mieux que moi) y a vu autre chose. La dénommée Jeanne a accordé une interview au très progressiste media en ligne Brut.

Et cela fit tilt dans mon esprit. Son débit y est hésitant, comme si elle ânonnait une leçon apprise par cœur. Et la voilà qui lâche le terme de « sexualisation » : « Le problème c’est que j’ai été sexualisée et qu’on a projeté sur moi une vision que je n’ai pas revendiquée. » Je dois dire que les bras m’en sont tombés. Une femme qui arbore un décolleté aussi plongeant (et je répète que c’est son droit le plus strict) sait pertinemment qu’el

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