La philosophe Elisabeth Badinter accuse les nouvelles féministes de déshonorer la cause des femmes. Mettant « au pilori » sur-le-champ leurs adversaires, les « nouvelles activistes radicales nous mènent tout droit à un monde totalitaire » avec un féminisme guerrier.


Dimanche dernier, le JDD a publié une tribune remarquée de la philosophe Elisabeth Badinter, dans laquelle « les outrances du néo-féminisme guerrier » sont dénoncées. Très vite, plusieurs militantes qui se sont reconnues dans son texte ont réagi, mécontentes que l’on révèle les failles de leur idéologie au grand jour :

– « Cette tribune outrancière et imbécile d’Elisabeth Badinter est une honte ».
– « La charge de Badinter contre le féminisme est simple à comprendre. Elle est une femme blanche, riche, puissante, elle n’a pas besoin du féminisme pour protéger son statut social, elle a besoin des hommes ».
– « Elisabeth Badinter justifie le not all men par des exemples qui sont de totales exceptions. Bref, rien ne va dans sa tribune ».
– « Première actionnaire de la boîte qui assure les relations publiques de l’Arabie saoudite et donneuse de leçon aux féministes dans le JDD. Ça doit pas être simple tous les jours dans la tête d’Elisabeth Badinter ».
– « Dès les années 70 elle se distançait du MLF. Sous Jospin en 2000 elle s’opposait à la loi sur la parité en politique (…) Sans parler de sa prise de position pendant l’affaire DSK etc. Bref qu’elle ne vienne pas prétendre regretter et vouloir revenir à un féminisme d’avant #MeToo ce n’est pas vrai, elle l’a depuis toujours conspué, publiquement, avec le même argumentaire ».

Les néoféministes ne tolèrent pas la contradiction

Nos militantes ont perdu l’habitude d’être contredites dans les médias mainstream. Sur les plateaux de télévision, plus aucun homme n’ose exprimer une idée qui fâcherait cette nouvelle génération de « féministes ». Il ne reste plus pour leur tenir tête que des femmes, âgées en grande majorité de plus de 50 ans, quand elles trouvent des médias qui acceptent encore de leur laisser la parole.

La journaliste Lauren Bastide a prévenu dernièrement sur France 5 : « Le combat est en train de porter ses fruits, on entend de plus en plus les femmes. La génération qui arrive là, les filles qui ont 15/20 ans ? Je pense que vous n’êtes pas prêts à les voir débarquer ! Elles sont extrêmement déterminées. Fini les colleuses de rue, elles sont dans un espèce d’état d’« empouvoirement ». C’est quand même extraordinaire ce qui se passe avec ces collages. »

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