Starring Megan, Marion, Marie-Chantal, Mélenchon, Mozart et tout le Bataclan…


Service public

Samedi 19 mai

France Inter, flash de 7h30 : « Rien n’a fuité jusqu’à présent sur la robe de Megan Markle. » Allons, tant mieux.

Le péril italien

Mercredi 23 mai

« L’Italie inquiète l’Europe », annoncent una voce Le Monde et Le Figaro. Sauf que c’est dans l’autre sens que ça a commencé, les amis.

Qui a tué Marie-Chantal ?

Samedi 26 mai

Depuis cinquante ans, plus personne n’ose prénommer sa fille Marie-Chantal. La faute au bouquin éponyme du regretté Jacques Chazot, qui en a fait pour longtemps le symbole du snobisme décervelé.

Comme de bien entendu, cet exercice spirituel a été méprisé par l’intelligentsia de l’époque, pour cause de frivolité bourgeoise. N’empêche : avec sa pimbêche de la haute à talonnettes, Chazot aura marqué l’histoire plus sûrement que tout le nouveau roman réuni.

Un extrait, pour la bonne bouche :

Marie-Chantal : « Qu’avez-vous fait à vos cheveux ? C’est effrayant… On dirait une perruque !
– Mais c’est une perruque !
– C’est extraordinaire, ça ne se voit pas du tout ! »

Rire engagé

Lundi 28 mai

Tancé vertement par des amis de droite pour avoir relayé une bonne blague du Gorafi : « Marion Maréchal-Le Pen change de nom pour devenir Marion Maréchal-Pétain ». À partir d’un certain niveau d’engagement, on ne rit plus qu’au pas cadencé.

Laïcité ? À d’autres…

Vendredi 1er juin

Sous prétexte qu’il a servi la messe en latin à 12 ans, Mélenchon, ce sans-Dieu du Grand Orient (je balance pas, c’est lui qui le dit) se défausse sur la question du hidjab en disant : « Moi, je ne porterais pas une grande croix. » Encore heureux !

L’anecdote est révélatrice d’une certaine confusion dans la « lutte contre le communautarisme ». Quoi ! Nous autres catholiques, qui avons déjà avalé le Ralliement et la loi de 1905, on devrait encore donner des gages de « laïcité » ? Et tout ça parce que l’État ne fait pas son boulot ?

Abi pedicatum !1

Mourir d’aimer

Dimanche 3 juin

Vu sur Netflix : 13-Novembre, un documentaire consacré essentiellement au massacre du Bataclan. L’enquête, qui repose sur des témoignages de rescapés, est passionnante autant que glaçante.

Dans la salle, les 1 500 victimes offertes au hasard en sacrifice aux trois dingues d’Allah réagissent de toutes les manières. Souvent on fait le mort, juste pour essayer de ne pas mourir. Parfois, on attend que les terroristes rechargent leur arme pour ramper de quelques mètres… Certains même, avec la rage du désespoir, finissent par se dresser pour insulter leurs bourreaux ; aussitôt fauchés par une rafale.

On regrettera seulement la phrase de conclusion du doc, particulièrement déplacée

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Ete 2018 - Causeur #59

Article extrait du Magazine Causeur

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