Moins dramatique que les évènements en Tunisie ou la crise libanaise provoquée par la démission des ministres du Hezbollah, la scission du parti travailliste israélien n’en est pas moins importante. Ehoud Barak, jusqu’à ce matin leader du parti, vient de fonder avec quatre autres députés ex-travaillistes, le parti de l’Indépendance. Cette opération commando concoctée sans doute avec l’aval du premier ministre Netanyahou ôtera une épine du pied de ce dernier : Barak et les quatre nains (comme on les surnomme déjà) vont assurer la survie de sa coalition, neutralisant donc les huit autres députés toujours travaillistes qui menacent depuis des semaines de faire perdre à Bibi la confiance de la Knesset.

Barak vise sans doute les électeurs centristes qu’il espère séduire d’ici les prochaines élections, prévues normalement pour 2013. Il faut dire qu’il y a un marché à prendre : les centaines de milliers d’Israéliens qui, en 2009, ont fait ex nihilo de Kadima le plus grand parti du pays (28 députés sur 120 contre 27 députés pour le Likoud de Netanyahou), pour constater deux ans plus tard à quel point cette nouvelle puissance était impuissante.

Quoiqu’il arrive, Netanyahou pourra désormais dormir un peu mieux. Que ses concitoyens y arrivent eux aussi est une toute autre histoire…

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