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Il ne faut pas savoir danser sur TikTok pour être président

Une tribune libre d'Arnaud de Montlaur, soutien de Bruno Retailleau


Il ne faut pas savoir danser sur TikTok pour être président
Le candidat à l'élection présidentielle Bruno Retailleau, Villepinte, 5 novembre 2026 © Franck Derouda/SIPA

Présidentielle : et si on demandait à ChatGPT ?


J’ai du mal à y croire, j’espère qu’il y a méprise. Un sondage Toluna Harris Interactive nous apprend que 35 % des moins de 25 ans songent à demander à l’IA de les aider à décider pour qui voter aux élections ! L’étude indique aussi qu’une majorité de cette classe d’âge estime que la maîtrise des réseaux sociaux est une qualité essentielle pour être un bon dirigeant politique… Souhaite-t-on vraiment Léna Situations ou TiboinShape à l’Élysée ? 

Rappelons que la mission constitutionnelle d’un président de la République est d’assurer la pérennité et la stabilité des institutions, contrairement au tacticien électoral qui cherche le gain immédiat. En d’autres termes, sa seule boussole doit être la défense des valeurs républicaines, notamment la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, l’intégrité et l’honnêteté et la loyauté.

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Pour assumer un rôle si exigeant, le courage, autrement dit l’aptitude à résister aux pressions en assumant des choix difficiles, est sans doute la première des qualités humaines à posséder. Car il faut être capable de faire face aux crises géopolitiques mais aussi à l’impopularité passagère, assumer la responsabilité pleine et entière des conséquences de ses décisions sans chercher à rejeter la faute sur autrui ou sur les circonstances.

Il convient aussi d’avoir le sens du dialogue. Privilégier l’argumentation, la diplomatie et la recherche de compromis plutôt que l’autoritarisme ou la force brute. Ce qui demande d’avoir une forme d’humilité et de lucidité, en sachant s’entourer de collaborateurs compétents (parfois meilleurs que soi) et garder le sens des réalités malgré les attributs et la griserie du pouvoir.

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À mon sens, c’est Bruno Retailleau qui, de loin, surpasse ses concurrents à la présidentielle en la matière. Chacun l’a bien vu quand il était ministre de l’Intérieur: au lieu de se disperser dans les opérations de communication, les promesses intenables et la fumisterie idéologique, le président de LR a tenu fermement la barre de Beauvau, attentif à ses troupes, conscient des enjeux régaliens et constamment soucieux de la sécurité et de la liberté des Français.

Dans son Mémorial de Sainte-Hélène, le comte de Las Cases rapporte une phrase splendide de Napoléon Bonaparte : « Le cœur d’un homme d’État doit être dans sa tête. » Deux siècles plus tard, ce principe n’a pas changé. Pour être un homme d’État, il faut avoir la trempe d’un Bruno Retailleau, c’est-à-dire avoir le sens du service de la nation et du peuple français.

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