Du temps de Socrate, le physionomiste Zopyre prétendait pouvoir déceler les vices les plus intimes du vieux philosophe par la simple inspection de son ingrate conformation anatomique. Le XIXe siècle positiviste vit émerger autour de ce type de discours une discipline pseudo-scientifique – la physiognomonie – ayant pour objet la mise en lumière des liens entre les caractéristiques physiques des individus et certaines de leurs dispositions mentales. Dans une étude à paraître dans The Journal of Personality and Social Psychology, Kosinski et Wang, spécialistes de l’analyse de données à l’Université de Stanford, ont ravivé l’esprit physiognomoniste en développant une intelligence artificielle capable, une fois correctement « entraînée », de discerner une personne homosexuelle d’une personne hétérosexuelle.

50 nuances de gays

À partir d’un corpus de plus de 35 000 photographies tirées d’un site de rencontre américain, l’IA a pu atteindre un taux de détection de 91 %, là où les êtres humains lambda qui se sont prêtés au même test plafonnent à 61 %. Ce résultat v

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Octobre 2017 - #50

Article extrait du Magazine Causeur

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