L’époque est à l’incertitude ? La crise ? Le doute ? Vous avez besoin de valeurs sûres, de placements de père de famille ? N’hésitez pas : prenez du Echenoz et du Modiano, c’est sans risque et leur cote, qui ne connaît pas les humeurs des marchés, ne va pas s’effondrer dans la bulle spéculative des modes éphémères. C’est tout le contraire des start-up romanesques montées à la hâte, le temps d’une rentrée littéraire, pour rafler des prix ou prendre en otage les névroses du public en appuyant, de manière assez putassière, là où ils pensent que ça lui fait mal, façon Christine Angot ou Olivier Adam.

Une heureuse conjonction nous permet donc, cet automne, de goûter le retour simultané de  ces deux épées de la littérature française, de deux écrivains dont le nom est déjà dans les manuels scolaires mais qui sont toujours incroyablement vivants. L’un − Echenoz − publie 14 et l’autre  L’Herbe des nuits. Apparemment, tout les oppose, si ce n’est leurs dates de naissance qui font d’eux de purs enfants du baby-boom : 1945 pour Modiano et 1947 pour Echenoz.

Patrick Modiano, L’Herbe des  nuits (Gallimard).

Jean Echenoz, 14 (Éditions de Minuit).

*Photo : torre.elena.

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Jérôme Leroy
Ecrivain et rédacteur en chef culture de Causeur.Dernier roman publié: Un peu tard dans la saison (La Table Ronde, 2017). Prix Rive Gauche
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