Sais pas ce que vous appelez gentil, mais des comme lui on en voit peu. A quatre-vingt-dix ans il courait les concerts et vous disait trois fois merci avant de gagner sa place à tâtons. Musiciens, chanteurs, placeurs, qu’est-ce qu’il aimait les gens ! Quoi que ça veuille dire, demandez à ceux qui l’ont connu de près ou de loin : c’était un humaniste.

Voilà donc notre Henri Dutilleux, compositeur français le plus joué après-guerre avec Poulenc, Messiaen et Boulez, qui s’envole au paradis le 22 mai 2013. Ses symphonies, ses concertos, ses Métaboles, ses Strophes, son quatuor, partout de Rio à Tokyo on lui rend l’amour qu’il a donné.

Manque de bol, le 22 mai, c’était veille du 23. Et le 23, c’est Georges Moustaki qu’on attendait au paradis.

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*Photo :ANDERSEN/SIPA. 00339351_000001.

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