Le président américain élu Donald Trump au Capitole le 10 novembre 2016 à Washington © AFP/Archives NICHOLAS KAMM.

Ceux pour qui la victoire de Donald Trump était, sinon prévisible, du moins envisageable, ne sont apparus sur les plateaux qu’après la victoire du candidat républicain. Par superstition sans doute, on les en avait tenus écartés durant toute la campagne. Cet événement ne constitue donc pas une surprise pour tout le monde. Il n’en est une que pour les journalistes, moins parce qu’ils n’ont pas été capables de le prévoir (deviner l’avenir n’est d’ailleurs pas ce qu’on leur demande) que parce que la victoire de Trump leur a toujours paru si intolérable qu’ils refusaient de l’envisager.

Errare mediaticum est

Titrer sur la « surprise » que représente la victoire de Donald Trump est typique de l’hypocrisie autocritique de la presse française. C’est tout à fait comme lorsqu’après avoir donné à fond dans l’emballement médiatique, les journalistes posent soudain la question : les médias en font-ils trop?

Là, c’est pareil : pourquoi n’avons-nous rien vu ? Suprême paradoxe, ils n’ont pas voulu voir ce qu’ils nous montraient eux-mêmes.

En réalité, quand deux candidats sont, comme on dit, au coude à coude, il n’y a pas à proprement parler de surprise. Il y a beaucoup de suspense. Cela ne veut pas dire que la victoire de l’un ou de l’autre ne soit en rien surprenante, au moins sous certains aspects. Mais il est ridicule d’affirmer, ainsi qu’ils le font en boucle sur France Info, que la victoire de Trump est « la plus grande surprise de l’histoire électorale américaine », comme si Trump avait été donné perdant, 10 points derrière Clinton !

Lisez la suite de l’article sur le blog d’Ingrid Riocreux.

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