Didier Raoult, à l’occasion d’un point sur l’épidémie, lance un cri d’alerte. 


En analysant un cluster dont les chercheurs ne décelaient pas l’origine, on a découvert que ses membres avaient tous participé à une soirée chicha. La salive chauffée, partagée, ça, ça vous diffuse de l’aérosol, tu penses ! Un facteur de risque qui touche les 25-45 ans. C’est à partir de la 11ème minute dans la vidéo publiée sur le site de la Provence. Mais ce qui précède vaut tout de même son pesant de bouillabaisse.

Je suis outré. Comment Raoult, habitant Marseille, se laisse-t-il aller à discriminer un groupe qui, dans la cité phocéenne, représente au moins la moitié des habitants — immigrants illégaux compris ? La chicha est une pratique conviviale essentiellement maghrébine. Gainsbourg n’écrivait-il pas « Dieu est un fumeur de gitanes » ? De gitanes peut-être pas, mais de chicha, sûrement.

C’est comme si l’on disait qu’il faut inculper pour mutilation permanente sur mineur toutes les mères et tous les praticiens, diplômés ou non, qui pratiquent des excisions sur des fillettes. 20 ans de prison minimum. Ce serait discriminer toute l’Afrique noire réimplantée en France, avec d’excellentes excuses que je me garderai bien de contester…

Raoult évoque au passage l’usage (« quand il était jeune ») des pétards. Eh oui, se passer un vague chichon dans l’une de ces soirées qui, de 18h à

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