Jacques Delors, père de l’ « impétrante » Martine Aubry et accessoirement ancien président de la Commission Européenne, vient de jeter un nouveau pavé dans la mare.

Cette fois-ci, il ne désavoue pas sa fille en préférant le quinquennat Sarkozy aux années Chirac. Pis, il piétine le dogme de l’infaillibilité européenne en prônant carrément une refonte des traités européens qui permettrait à certains pays d’abandonner la monnaie unique.

Évidemment, ce père indigne vise avant tout les brebis galeuses de l’euro que sont la Grèce et, dans une moindre mesure, l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Regrettant logiquement l’absence de coordination économique de la zone euro sans se contenter de pleurer sur le lait renversé, il préconise l’adoption d’un nouveau traité prévoyant la « possibilité de sortir un pays de la zone euro avec une majorité (des États membres) surqualifiée de 75% ».

Dans les colonnes du Monde, l’autre vieux Jacques contredit donc ses amis sociaux-démocrates qui lisent l’avenir d’une France sans euro dans L’Apocalypse de Saint Jean. De quoi désarçonner les argumentaires anti-FN du duo Aubry-Hollande, qui nous répète que la France et la Grèce se ruineraient en sortant de l’euro.

Décidément, on est bien loin de « la France qu’on aime » et du bisounoursisme chers à la maire de Lille.

Et si l’octogénaire Delors était aussi handicapant pour Martine Aubry que Jean-Marie pour Marine ?

Lire la suite