Montage : http://cuicuifitloiseau.blogspot.com

Depuis quelques années, de bons esprits s’emploient à démontrer les inconséquences (ou les dangereuses conséquences) du progressisme, à en démonter les mystifications et à dénoncer cette forme nouvelle d’inquisition dont les dogmes sont l’antiracisme, la haine des limites, le mépris du peuple et l’éloge obligatoire du déracinement.

Ces bons esprits, dont certains ont su trouver un succès justifiant les espoirs des franges les plus lucides de la population française, sont souvent de bons républicains, nostalgiques d’une nation une et indivisible où l’École éduquait, où le passé n’était pas nié ou présenté comme une suite de massacres et d’injustices, où l’immigré s’intégrait à une culture respectée, où la France rayonnait par ses arts, ses lettres… et sa force de frappe atomique. De droite, de gauche, parfois − mais très rarement − du centre, ces bons esprits admirent généralement la belle langue classique du général de Gaulle, la rigueur de Pierre Mendès France, le Parti communiste français des années 1950, les plus réactionnaires d’entre eux cultivant même une tendresse particulière pour Richelieu et Louis XIV.

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