François Hollande a confirmé la constitutionnalité de la déchéance de nationalité des terroristes. Avec la rigueur et la fermeté qu’ils reprochent par ailleurs à tous ceux ce qui ne sont pas eux, nos amis verts et rouges ont replongé, après cette annonce, dans le syndrome Gilles de la Tourette… et la crise est aiguë !

« Heures les plus sombres », « Vichy », « jeu du FN », « fasciste », « les uns contre les autres », « stigmatisation » …Les mots « nazis », « liste », « déportation » devraient logiquement être lâchés dans les prochaines heures. Nos amis verts et rouges disent que la constitutionnalité de la déchéance de nationalité va créer deux catégories de français. C’est assez vrai. À ceci près qu’elle ne va pas les créer mais permettre au droit de rattraper les faits. Elle prend acte de l’existence de deux catégories de personnes qui vivent en France.

Mais contrairement à ce qui est répété, aucune discrimination ne sera opérée entre les binationaux et les autres français. Observons-nous une scission entre les binationaux naturalisés, qui peuvent d’ores et déjà être soumis à la déchéance de nationalité, et les autres Français? Bien sûr que non ! Cette crainte simulée et surjouée n’est pas conforme à la réalité que nous vivons. La réalité est qu’il existe d’un coté ceux qui vivent normalement en France, partagés entre passion, indifférence et exaspération pour leur pays et de l’autre ceux qui veulent simplement nous tuer…qu’ils soient binationaux ou non.

Il y a donc bien deux catégories de citoyens : ceux qui vivent pour nous tuer massivement, aveuglement, résolument et les autres, à qui il est uniquement demandé de ne pas vouloir nous tuer avec la même obstination. C’est la seule division qui existe, que la déchéance de la nationalité soit inscrite ou non dans la Constitution.

Il n’est pas possible de partager la liberté, l’égalité et la fraternité avec des gens qui nous haïssent, veulent sincèrement et concrètement notre mort, utilisent le fait d’être français pour nous attaquer plus facilement sur notre sol et ne regrettent rien – sinon de ne pas avoir massacré davantage.

Ce n’est pas la déchéance de nationalité, même constitutionnalisée, qui menace l’unité nationale mais bien ces gens qui la mettent en péril et s’auto-déchoient de leur nationalité, voire de leur humanité.

Une nation n’est ni une église ni le bon Dieu. Son rôle ultime n’est pas de tout pardonner, de tout accepter et de tendre l’autre joue. N’y voyons pas une question de principes mais de respect, de dignité voire, rêvons un peu, d’amour pour ce que nous sommes.

C’est un simple rappel à toutes fins utiles pour nos amis verts et rouges, couleurs de Noël, en ces jours de fêtes où des miracles sont, paraît-il, possibles !

*Photo: wikicommons.

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a travaillé au ministère du Budget.a travaillé au ministère du Budget.
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