J’ai dû faire des grosses bêtises, dans cette vie-là ou une précédente : me voilà préposé par la cheffe à commenter une semaine de chroniques de Charline Vanhoenacker, l’humoriste engagée de la matinale de Patrick Cohen diffusée à 7 h 57 tapantes du lundi au vendredi (sauf que cette fois, il y avait relâche le vendredi, j’ai de la chance dans mon malheur).

Lundi 17 octobre, thème du jour : l’arrivée de Morandini à I-Télé  


Bolloré, le pape du PAF – Le Billet de Charline par franceinter

Pour évoquer le sujet, et plus spécialement la grève des journalistes de la chaîne d’info, Charline y va fort : « La violence du capital s’abat sur les journalistes, ceux-là même qui sont chargés de montrer au grand public la violence du capital. » Vous voyez le gag ? Pas moi. Et d’ailleurs notre amie reconnaît bien volontiers qu’il n’y en a pas, même qu’elle nous explique aussi sec pourquoi : « Vous me direz, Charline, votre billet, ce n’est pas de l’humour, c’est un édito. Pardon, mais quand on veut transformer les journalistes en guignols, ça encourage les guignols à se transformer en journalistes. » Après cette intro un rien militante, place au rire, au vrai, au rire de résistance, où l’on s’en prend de front aux télés privées et aux animateurs vulgaires « Il y avait Hanouna et les nouilles dans le slip, lance Charline très contente d’elle, avec Morandini, y a même plus de slip pour mettre dans les nouilles ! » Heu, c’est drôle ça ? J’entends pourtant encore Patrick Cohen glousser dans son micro comme pour nous indiquer qu’il y a gag – façon rires enregistrés des sitcoms.