Il ne fait pas toujours très bon être catholique en France. Comme nous le rappelle notre Elisabeth Lévy nationale, la fille aînée de l’Eglise voudrait jouir sans entraves et renier l’identité de ses parents, qui en imaginant un « mariage pour tous », qui en confondant épiscopat et office HLM du haut de son ministère du logement, qui en traquant les dernières miettes de christianisme subsistant dans les calendriers au nom de l’égalité. Drôle d’égalité qui voudrait que la moindre atteinte à la religion musulmane soit entachée d’ « islamophobie » et le plus nunuche des blasphèmes antichrétiens drapé du saint suaire de la provocation avant-gardiste. Une « deux poids deux mesures » visiblement entériné par la jurisprudence puisque « les tribunaux, quand ils sont saisis, estiment que la religion majoritaire doit avoir le cuir plus épais que les autres » nous précise notre rédactrice en chef. Et pour ne rien gâcher, on nous explique que l’Apocalypse arrive le 21 décembre, d’après une prophétie maya !

Quoique les païens soient très minoritaires au sein de la rédaction, nous vous conseillons d’assaillir notre boutique en ligne pour profiter sans tarder de notre dossier « Cathos : une majorité opprimée ? ». Comme de bien entendu, deux entretiens de fond ponctuent nos pages centrales : Mgr de Rochebrune, dirigeant de l’Opus Dei France, explique à Jacques de Guillebon et Gil Mihaely comment l’Œuvre tente d’influencer le pouvoir politique en diffusant ses préceptes moraux, dans un esprit « démocrate et républicain », loin des fantasmes qu’elle alimente sur son propre compte. Et l’historien Jean-Louis Schlegel, auteur d’un essai de référence sur les chrétiens de gauche, revient sur l’histoire et le présent de cette espèce en voie d’extinction.

En parlant de faucille, de marteau et de goupillon, Jérôme Leroy, rouge comme du vin de messe, se souvient de son héritage familial proche de la JOC pour nous trouver « 33 raisons d’être catholiques », un chiffre christique qui ne doit rien au hasard. Qui dit engagement politique catholique ne dit pas forcément chaisières versaillaises, c’est ce que nous démontrent Jacques de Guillebon et Théophane Le Méné. Le premier en refusant les deux écueils de ses coreligionnaires, modernistes ou intégristes. Le second en pointant du doigt la tartufferie des bouffeurs de curés, dont la moraline s’accommode fort bien des positions de l’Eglise sur les roms alors qu’ils ne lui reconnaissent aucun droit de cité dès lors qu’elle pose la moindre pierre dans son jardin libertaire.

Pour ne pas faillir à notre réputation d’indécrottables râleurs, notre nouveau  paroissien Jean-Luc Allouche, qui a notamment fait ses armes à Libération, déplore la dilution de la liturgie catholique dans la niaiserie du « marketing new age ». Un enterrement catho qui se conclut par « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère », il faut le lire pour le croire ! « Sans le latin, que la messe nous emmerde » fredonnait l’autre…
Sur des terres de mission où l’on malmène le français, Tefy Andriamana a enquêté auprès des curés de banlieue pour prendre le pouls des missionnaires perdus entre mosquées et loubavitch. « Mon curé chez les Rmistes  » : plus poignant et tout aussi instructif que le film de Robert Thomas !

Ceux que l’hostie indispose trouveront leur pain quotidien, pardon mensuel, dans nos pages actualités, particulièrement éclectiques ce mois-ci. Elisabeth Lévy et votre serviteur ont interrogé Philippe Cohen après la parution de sa biographie de Le Pen coécrite avec Pierre Péan. Un entretien sans concessions autour du FN, de la gauche française et de la cécité des Torquemada antifascistes !

Grâce à Georges Kaplan, vous apprendrez que les emprunts russes du siècle dernier ont fait des petits, la dette des Etats pouvant vous offrir une parfaite monnaie de singe si vous avez quelques économies à perdre. Mêlant actualité et littérature, Jean-Luc Allouche a questionné A.B Yehoshua au lendemain du cessez-le-feu entre le Hamas et l’Etat hébreu, l’écrivain israélien défendant le principe de deux Etats voisinant en paix. Outre-Manche, notre correspondante Agnès-Catherine Poirier évoque l’hypocrisie des journaux à sensations qui tiennent dur comme fer à leur indépendance, confondant liberté et diffamation. Heureusement que tout cela se passe à Londres… À Paris, c’est Jérôme Cahuzac qu’un journal sans peur et sans reproche crucifie sans autre forme de procès, ce qui inspire un édito remonté à notre chère Elisabeth.

Cerise sur le gâteau, le catéchumène avide de nourritures terrestres pourra se jeter sur notre foisonnante rubrique culture. Des trente ans de la mort d’Aragon à l’hymne rabelaisien chanté par Périco Légasse, il y en aura pour tous les goûts. Y compris pour les nombreux lecteurs des deux Nicolas « têtes à claques », Bedos et Rey, dont Arnaud Le Guern estime les œuvres dignes des derniers Goncourt. De quoi mettre à quia l’intransigeant Thierry Marignac qui publie une belle édition des poèmes traduits d’Essenine, Tchoudakov et Medvedeva, trois âmes soviétiques damnées. Pour conclure, faisons place nette aux anticonformistes. Tandis que Thomas Morales se réjouit de l’hommage tardif rendu à Arletty par la Cinémathèque Française, Basile de Koch dissèque le parcours de l’inclassable Fontenoy, passé de Dada à la LVF. Un collabo au physique de Gérard Philipe, voilà qui ne justifiait rien de moins qu’une biographie signée Gérard Guéguan.

Dernier exercice spirituel : n’oubliez pas les chroniques mensuelles de François Taillandier et Roland Jaccard avant de faire vos prières du soir !

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