Les souverainistes québécois traversent de bien mauvaises années. Jamais l’indépendance du Québec n’a semblée aussi éloigné. La trudeaumanie gagne même leurs rangs. Ils se laissent séduire par un Premier ministre fédéral qui fait pourtant preuve de la même intransigeance que ses prédécesseurs à l’endroit du Québec, au point même de nier qu’ils sont une nation. Depuis la défaite crève-cœur du référendum de 1995 où ils avaient obtenu 49,4 % des suffrages (dont 61 % du vote francophone, renversés par le vote unanime de la communauté anglophone et des communautés ethniques), les souverainistes ne sont jamais vraiment parvenus à se relever. Ils gèrent péniblement une lente décroissance. La défaite défait et certains ressorts intimes du nationalisme semblent brisés, d’autant que la grande mutation démographique causée par l’immigration massive semble rendre de plus en plus improbable une victoire souverainiste dans les années à venir. Bref, on spécule ouvertement à propos de la mort du mouvement souverainiste.