La fondatrice de l’ONG Bloom, Claire Nouvian, réalise un parcours exemplaire dans la gauche écolo-associative. Fruit d’une détermination sans failles, sa croisade contre la pêche industrielle bénéficie du soutien de puissants groupes d’intérêts.


Il y a l’histoire officielle, récitée d’interviews en interviews. Claire Nouvian, journaliste polyglotte, a un « choc esthétique » en visitant l’aquarium de Monterey (Californie) en 2001. Alors âgée de 27 ans, elle décide de dédier sa vie à la défense des océans. Trois ans plus tard, nouveau choc, nouvelle révélation. « Elle était sur l’île thaïlandaise de Kophiphi, elle a réussi à porter son neveu sur ses épaules pour échapper au tsunami, raconte Libération. Depuis, elle sait que l’épouvante est à nos portes et que la vie n’est rien. » (1)

Virginie Lagarde, biologiste: « La surpêche massive en Europe, c’est fini depuis les années 1980! »

Quelque mois plus tard, en avril 2005, elle fonde Bloom. La suite ressemble au long combat du David associatif contre le Goliath de la pêche industrielle. La minuscule équipe centrée sur la fondatrice – le trésorier est son père, Denis Berger – se bat avec acharnement pour obtenir l’interdiction de la pêche en eau profonde. Au delà de 800 mètres de fond, plaide Bloom, vivent des espèces qui se reproduisent si lentement que leur exploitation est une folie.

Article réservé aux abonnés

85 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Octobre 2019 - Causeur #72

Article extrait du Magazine Causeur

Lire la suite