Photo : Marc Ollivier

D’innovation en modernisation et de modernisation en innovation, la SNCF nous conduit chaque jour un peu plus loin dans l’effroi. La métaphysique ultralibérale qui étend ses effets en elle est, on le sait, très généreuse en désastres. Il ne se passe désormais plus une demi-heure sans qu’une nouvelle « modernisation » n’éclate sans pitié à la gueule de ses employés ou de ceux qui ont le malheur d’être devenus ses « clients ». Chaque progrès vers la « rationalisation » marchande représente invariablement un pas supplémentaire vers une irrationalité dont tout un chacun − à l’exception du cas sans espoir des « spécialistes » − peut mesurer les ravages quotidiens et concrets.

Un beau jour, la fureur modernisatrice de la SNCF vous frappe par surprise dans les chiottes. Les voici transformées en grotesques et rebutantes cabines spatiales hautement technologisées, dont l’accès est désormais réservé aux technophiles les plus pointus, c’est-à-dire aux enfants et aux adolescents.

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