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Anne Hidalgo, une historienne à l’Hôtel de Ville

De l’UMP jusqu’au Front de Gauche en passant par toute les nuances du PS et parfois même par l’extrême droite, le point Godwin est la niaiserie la mieux partagée par notre classe politique (juste devant les métaphore sportives à la noix, il est vrai).

Et d’un bout à l’autre de l’hémicycle, chacun a en mémoire ce magnifique adage de Montesquieu, à moins qu’il soit d’Yvette Horner : « Quand rien à dire tu n’auras, d’Adolf Hitler tu parleras »

Plus rien ne nous étonne donc dans ce champ sémantique-là, mais quand même, Anne Hidalgo a fait très fort, hier matin sur iTélé, en balançant tout-à-trac a un Christophe Barbier médusé : “Le Front national n’est pas un parti qui s’est constitué dans le cadre républicain, c’est un parti qui a lutté contre la République, qui a soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis”.

Ledit Front a aussi sec porté plainte contre la successeuse désignée de Bertrand Delanoë, en prétendant que la date de 1972 , à laquelle le FN avait été fondé, se situait environ 27 ans après la reddition sans condition de l’Allemagne et du Japon en 1945. C’est bien connu, les chiffres, on leur fait dire n’importe quoi.

De toutes façons, ces arguments fallacieux ne risquent pas d’intimider la courageuse première adjointe au Maire de Paris qui a précisé l’après-midi même : “J’ai dit cela parce que je pense que l’on perd le sens de l’Histoire”. Un argument imparable : quiconque a fréquenté récemment un lycée voire une école primaire sait que l’Histoire telle qu’on l’enseigne proscrit l’apprentissage des dates et autres vieilleries réactionnaires.


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De l’Autonomie ouvrière à Jalons, en passant par l’Idiot International, la Lettre Ecarlate et la Fondation du 2-Mars, Marc Cohen a traîné dans quelques-unes des conjurations les plus aimables de ces dernières années. On le voit souvent au Flore.

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