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Marine Le Pen lance sa campagne à Orléans et caracole dans les sondages


Marine Le Pen lance sa campagne à Orléans et caracole dans les sondages
Marine Le Pen. Far-right party Rassemblement National (RN) candidate in France's 2027 presidential election Marine Le Pen delivers a speech at the end of her campaign kickoff rally as part of the party congress in Orleans, central France on October 25, 2026. Marine Le Pen, candidate du parti Rassemblement National (RN) à l'élection présidentielle française de 2027, prononce un discours à l'issue du meeting marquant le coup d'envoi de sa campagne, dans le cadre du congrès du parti a Orleans le dimanche 25 octobre 2026 //ALAINROBERT_1Y8A9999/Credit:Alain ROBERT/SIPA/2610260958

Devant 8 500 militants réunis dimanche au congrès du Rassemblement national, Marine Le Pen a donné le coup d’envoi de sa campagne présidentielle autour d’un mot, la « renaissance ». À six mois du scrutin, elle aborde cette séquence en position de force : les dernières enquêtes la placent nettement en tête du premier tour, entre 32 % et 36 % selon les instituts.


Le congrès devait renouveler les instances du parti. Il s’est transformé en lancement de campagne. Réuni les 24 et 25 octobre à Orléans, le Rassemblement national a réélu Jordan Bardella à sa présidence avant de laisser la scène à Marine Le Pen pour son premier grand meeting de la présidentielle. Les organisateurs revendiquaient environ 8 500 personnes dans la salle. À l’extérieur, plusieurs milliers de manifestants opposés au RN avaient défilé la veille, tandis que le dispositif policier autour du congrès était particulièrement important.

Marine Le Pen a choisi de présenter son projet sous le thème de la « renaissance ». « Je ne vous propose pas de refaire la France d’avant, je vous propose de concevoir et de construire la France de demain », a-t-elle déclaré. Elle a défini cette renaissance comme « une méthode, pas une rupture brutale et encore moins une révolution destructrice », mais comme « l’élévation progressive de tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la créativité ».

Des sondages très favorables à Marine Le Pen : Bardella à Matignon en cas de victoire

Le discours a aussi permis de clarifier l’architecture du pouvoir imaginée par la candidate. En cas de victoire, Marine Le Pen veut former un gouvernement « d’union nationale » et « pluraliste », dirigé par Jordan Bardella. Elle justifie cette ouverture par « la situation d’un pays fracturé » et par un « désir d’unité des Français ». Le président du RN, réélu pour trois ans, a lui-même présenté le parti comme prêt à gouverner « dans quelques mois aux côtés de Marine Le Pen ».

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Sur le fond, Marine Le Pen a repris les grands axes de son programme : immigration, sécurité, autorité de l’État, école, économie et protection sociale. La candidate veut aussi inscrire sa campagne dans un registre plus optimiste que lors de ses précédentes présidentielles. « Nous ne sommes pas dans le “c’était mieux avant”. Nous disons : “C’était bien avant, ce sera mieux demain” », a-t-elle lancé.

En tête des sondages : Marine Le Pen entre 32 et 36 % au premier tour

Cette mise en scène intervient alors que Marine Le Pen domine nettement les intentions de vote. L’enquête Ipsos bva-CESI publiée le 24 octobre pour Le Parisien la place entre 32 % et 33,5 % dans les quatre configurations testées. Deux autres enquêtes publiées le 23 octobre, OpinionWay pour le JDD et Toluna Harris Interactive pour RTL-M6, la donnent à 36 %. Dans cette dernière, Jean-Luc Mélenchon est deuxième à 17 %, devant Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe à 12 %.

Il faut évidemment rappeler qu’un sondage six mois avant une présidentielle ne constitue pas une prédiction du résultat. Mais la stabilité de Marine Le Pen au-dessus de 30 % et l’éparpillement de ses concurrents lui donnent aujourd’hui une avance inhabituelle pour un premier tour. Ipsos souligne également le recul du bloc central, tandis que Jean-Luc Mélenchon progresse et se qualifierait pour le second tour dans les scénarios testés.

Le défi du RN n’est donc plus seulement de se qualifier. Marine Le Pen cherche désormais à élargir son électorat et à rendre crédible l’idée d’une majorité de gouvernement. Son insistance sur « l’union nationale », la désignation anticipée de Bardella pour Matignon et le vocabulaire de la « renaissance » répondent directement à cette stratégie. À Orléans, le RN a moins cherché à démontrer qu’il pouvait arriver au second tour qu’à installer l’idée qu’il pouvait gagner le second.



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