Le bloc central aimerait circonscrire le débat de la prochaine élection présidentielle à la situation économique délicate du pays. Le pouvoir zombifié sortant ne voit d’ingérences que chez les Russes, critique évidemment la proposition de référendum de Marine Le Pen sur le voile et passe sous silence l’islamisation du pays, persifle notre chroniqueur.
Les islamistes sont bienheureux en France. Le régime se charge de leur protection. A peine le RN avait-il émis, dimanche par la voix de Jean-Philippe Tanguy, l’idée encore bancale d’interdire le voile dans l’espace public, que les indignations fusaient. Les stratèges de la conquête coranique et de sa visibilité n’ont pas eu à lever le petit doigt. La France (in)soumise (LFI) a immédiatement dénoncé une islamophobie et une stigmatisation des femmes musulmanes. La Ligue des droits de l’Homme a promis de poursuivre pénalement, pour discrimination religieuse, ceux qui soutiendraient la proposition de Marine Le Pen d’en appeler aussi à un référendum : une issue décrétée interdite par l’extrême centre. Bruno Retailleau s’est joint au chœur des aquoibonistes en dénonçant, mardi sur RTL, « le populisme et la démagogie » du RN.
Ceci n’est pas un vêtement
Rares sont les téméraires qui encouragent à dénoncer ce signe distinctif, présenté à tort comme religieux. Le voile, tel qu’il est exhibé par des jeunes femmes sous la pression contestataire des Frères musulmans notamment, est devenu le symbole d’une allégeance politique à une idéologie suprémaciste, qui appelle les musulmans à se séparer des juifs et des chrétiens. Cet impératif est d’ailleurs communément récité avec la sourate Al-Fatiha (« Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, et non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés »). Après l’avoir entendue psalmodiée, le 15 juillet lors du centenaire de la Grande mosquée de Paris, Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, avait salué « le message de tolérance et d’humanité » qu’il croyait y avoir perçu… Cette candeur des somnambules est l’aubaine des colonisateurs.
A ne pas manquer: Causeur #148: La dette publique, c’est moi!
L’acceptation tacite de l’infiltration islamiste illustre l’incompétence de la classe politique. Le régime zombifié ne voit d’ingérences que chez les Russes. Le système médiatique va tenter de réduire le périmètre moral du débat présidentiel aux seules questions liées à l’endettement, au pouvoir d’achat, à la gestion du budget de l’Etat. L’immigration de peuplement doit rester, pour la pensée progressiste, l’éléphant dans le salon. Pour sa part, Sarah Knafo demande avec raison, dans Le casse du siècle (Fayard) qui sort ce mercredi, de « rendre l’argent aux Français ». Mais il faut préalablement leur rendre leur souveraineté. Leur âme, en somme. Or ce terrain civilisationnel, qui invite à faire participer le peuple aux prises de décisions les plus importantes, est redouté par l’oligarchie. Celle-ci est à l’image du Grand Orient de France, dirigé par Guillaume Trichard. Ce dernier désigne les « identitaires » et les « populistes », c’est-à-dire les gens ordinaires, comme « adversaires » de la franc-maçonnerie, tout en prônant un « idéal de pacification » (Le Figaro, 29 août).
60% des citoyens favorables à l’interdiction
Une étude de la Fondapol (1) montre pourtant que 78% des électeurs considèrent que « la manière de vivre en France, ses traditions et ses habitudes de vie sont menacées ». Selon un sondage CSA pour CNews, publié mardi, 60 % des citoyens approuveraient une interdiction du voile dans l’espace public. Pourquoi dès lors redouter que cet uniforme soit démocratiquement décrété indésirable ?
(1) Dominique Reynié, L’élection présidentielle : le tournant français (été 2026)
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !




