Élisabeth Lévy est de retour à la radio ! Retrouvez notre directrice de la rédaction sur l’antenne de Sud Radio, du lundi au jeudi, après le journal de 8 heures. Pour sa première chronique de rentrée, notre cheffe constate que le peuple français résiste finalement mieux que d’autres à son effacement. Nous vous proposons de l’écouter.
Pour cette rentrée, j’ai choisi un sujet gai : le suicide progressiste.
D’abord, quelques nouvelles du monde anglo-saxon. Même si c’est amusant, je vous assure que ce n’est pas LeGorafi !
À l’approche du 25ᵉ anniversaire du 11-Septembre, la télévision publique canadienne demande aux rédactions de ne pas parler d’« attaques terroristes », car « ces mots sont un obstacle à notre travail journalistique ». Les dirigeants ont finalement reculé. D’accord pour employer le terme pour le 11-Septembre, mais toujours pas pour le 7-Octobre et le Hamas.
Mais la capitale du suicide woke de l’Occident, c’est Londres et l’Angleterre, où le racisme anti-blanc semble devenir systémique. On se souvient que la police y a récemment menotté un jeune Blanc, victime d’une agression raciste à Southampton (et mort depuis). Après plusieurs viols commis par des migrants, les autorités ont publié un livret pour expliquer à tous les arrivants, avec force précautions et ménagements, qu’en Grande-Bretagne, le viol est illégal, particulièrement celui des enfants, même « s’ils ont l’air plus âgés ou que c’est permis dans un autre pays ». Il est aussi précisé que « couper ou blesser les parties génitales d’une fille » est interdit. C’est si absurde que cela en devient presque drôle. J’apprends à présent que la municipalité de Birmingham demande à la justice d’interdire les drapeaux britanniques et anglais que des citoyens accrochent aux lampadaires (« Raise the colours »). Ces symboles nationaux attenteraient à la cohésion communautaire ; autrement dit, les drapeaux nationaux seraient une offense aux immigrés. Au lieu d’ordonner à ceux qu’ils accueillent de respecter l’identité nationale, les pouvoirs publics britanniques s’en excusent.
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Vais-je vous dire qu’en France, ce n’est pas mieux ? Non. Quand on se compare, on se console. Dans son fameux livre publié il y a une dizaine d’années, Éric Zemmour avait raison : il existe bien une forme de suicide français, dans une partie des élites, des médias, à l’université : la justice qui interdit les crèches ou la statue de Saint-Michel, les facs où l’on fait la prière, l’AFP qui refuse de qualifier le Hamas de terroriste, le pas-de-vagues permanent à l’Éducation nationale, etc. Dans le camp du Bien, on célèbre les identités venues d’ailleurs et on déteste l’identité nationale. Mais ce n’est pas une politique d’État. Chez nous, la police ne va pas soupçonner d’abord quelqu’un parce qu’il est blanc. Dans le discours politique au moins, personne ne crache sur le drapeau tricolore. Peut-être parce que le peuple français résiste mieux que d’autres à son effacement.
Aux Amfis de LFI près de Valence, d’ailleurs, le gauchisto-palestinisme était en sourdine et réduit à la portion congrue. En ce début de campagne présidentielle, l’ennemi du peuple, ce n’est pas le Blanc ou l’Occidental, mais le riche, un nuisible selon Mélenchon. Cette haine de la réussite nourrie par notre inconscient robespierriste est peut-être aussi suicidaire, mais au moins est-ce un suicide à la mode de chez nous. En 1793, on s’est réveillés à temps. Et on n’avait pas le droit de vote.
Retrouvez Élisabeth Lévy dans la matinale de Sud Radio
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