Un film d’animation artificielle dénué d’intelligence…

C’est la coqueluche d’un certain cinéma français qui confond audace et racolage : Quentin Dupieux enchaîne les films comme d’autres les perles. À telle enseigne que durant le dernier Festival de Cannes, il a proposé aux spectateurs non pas un, mais deux films !
Dont ce Vertige, un film d’animation, artificiel par définition mais dénué de toute intelligence. Spécialiste des situations absurdes qu’il pense assurément être philosophiques, Dupieux décrète ici que le monde dans lequel vivent ses personnages n’existe pas et qu’ils sont juste le reflet d’une réalité parallèle, bien réelle, elle. Titre oblige, on devrait être pris de « vertige », alors qu’au bout de dix minutes à peine, c’est de lassitude dont on est submergé. Les représentations animées de Jonathan Cohen et Alain Chabat sont à la fois très ressemblantes et hideuses. Quant à la superbe Anaïs Demoustier, elle pourrait légitimement déposer plainte pour son double qui l’enlaidit de façon insupportable. Il faudrait rappeler à Dupieux que le nombre ne fait rien à l’affaire et que le respect du spectateur passe d’abord par des scénarios un tant soit peu travaillés et par un style a minima pensé.
Le Vertige, de Quentin Dupieux, 67 minutes, sortie le 10 juin




