Avec Eliott Mamane et Jeremy Stubbs.
En France, il y a une véritable inflation des candidats à l’élection présidentielle de 2027. Parmi eux, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal. Ce dernier a publié un livre, En homme libre, afin de prendre de la distance par rapport au président actuel, à qui il fait un certain nombre de reproches. Le problème, c’est que cette tentative pour « tuer le père » sur le plan personnel est loin de le tuer sur le plan idéologique.
Emmanuel Macron lui-même cherche à affirmer son statut d’homme d’Etat en affichant son soutien au Liban dans la crise actuelle. Mais avec quelle crédibilité? La Résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui date de 2006, a prévu le désarmement du Hezbollah par la FINUL. Les efforts de cette force internationale se sont révélées inefficaces; pourquoi croire que la France fera mieux toute seule?
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On répète que Donald Trump est en train d’aliéner sa base électorale en poursuivant le conflit armé avec l’Iran. Certes, cette guerre n’est pas populaire aux Etats-Unis. Pourtant, un sondage commandité par la chaîne de droite, Fox News, suggère que les électeurs républicains continuent à soutenir leur parti sur la plupart des questions économiques et sociales. Il est vrai que le média qui a publié ces résultats n’est pas impartial, mais le Parti démocrate, qui critique la guerre de manière intransigeante, aura du mal à attirer les électeurs de droite.
La descente aux enfers du Premier ministre britannique, sir Keir Starmer, se poursuit, et c’est toujours l’affaire Mandelson qui en est la cause. Cette semaine, le haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, sir Olly Robbins, que Starmer a renvoyé en lui faisant porter le chapeau de la nomination de Mandelson au poste d’ambassadeur à Washington, a témoigné devant une commission parlementaire. Il a certifié avoir subi une pression énorme de la part du bureau du Premier ministre pour accélérer le processus de nomination de l’ancien ministre qui a dû déjà démissionner deux fois au cours de sa carrière politique et qui est aujourd’hui accusé d’avoir partagé des données confidentielles avec Jeffrey Epstein quand il faisait partie du gouvernement britannique à l’époque de la crise financière. Le manque à la fois de jugement et de courage dont fait preuve Starmer lui attire les critiques de ses propres ministres et l’hostilité de la fonction publique.
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