Selon une prof de géographie queer et pro-Palestine de la Sorbonne, il faut « se faufiler dans l’université, y voler tout ce qu’on peut, abuser de son hospitalité », car « la seule relation possible à l’université aujourd’hui est une relation criminelle ».
Rachele Borghi est maître de conférences à la Sorbonne où elle enseigne la géographie. Attention, pas n’importe quelle géographie… la « géographie sociale et culturelle ».
« En tant que géographe, je m’intéresse au post-porno dans ses potentialités de rupture de l’ordre hétéronormatif de l’espace public », baragouine-t-elle lors d’une de ses conférences. Post-porno, kézako ? Le post-porno consiste essentiellement en l’exploration méticuleuse d’une partie précise de l’anatomie humaine. Cette exploration a permis à Mme Borghi d’aboutir à des conclusions fulgurantes qui resteront sûrement dans les annales de la géographie d’obédience butlérienne: « Le post-porno met l’accent sur l’anus comme laboratoire des pratiques démocratiques. En effet, l’anus est cet espace où l’on ne peut pas différencier les individus “assignés femmes” ou “assignés hommes”. Aussi, les pratiques anales viennent défaire l’idée selon laquelle la pénétration est une pratique uniquement hétérosexuelle et patriarcale. » Pour éclairer le fondement de ses réflexions, Mme Borghi n’hésite pas, lors de certaines de ses conférences, à se mettre littéralement à nu. « Mon anus doit être visible pour ne pas être caché par l’hétéronormativité », brame-t-elle alors en montant à poil sur la table.
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Le 8 février, dans le cadre d’un colloque diffusé sur le média communautariste Paroles d’honneur, cette universitaire qui se qualifie de propalestinienne, décoloniale et queer a dénoncé, en vrac, « les savoirs dominants blancs et coloniaux », « l’usage élitiste de la langue française », « les méthodes d’évaluation discriminantes comme la dissertation », « la blanchité des enseignants » et « l’islamophobie ». Elle a ensuite recommandé de « se faufiler dans l’université, d’y voler tout ce qu’on peut, d’abuser de son hospitalité », car, a-t-elle conclu, « la seule relation possible à l’université aujourd’hui est une relation criminelle ».
Pratiques anales démocratiques ou pas, il faut reconnaître qu’il y a quand même des coups de pied au derrière qui se perdent…





