Le président français se trompe s’il pense qu’on pouvait encore négocier avec le régime des mollahs. On ne débat pas avec les descendants islamistes des nazis, on les abat, estime notre contributeur.
Enfin ! Israël et les Etats-Unis d’Amérique, après d’interminables mais nécessaires mois de minutieuse préparation en forme d’apparentes tergiversations, ont enfin mis conjointement à exécution, en cet historique jour du 28 février 2026, leur menace d’intervenir militairement à l’encontre de l’abominable et criminel régime des mollahs de la République Islamique d’Iran.
Un impératif moral et humain: libérer le peuple iranien du tyrannique régime des mollahs
Leur but avoué ? Triple, officiellement : mettre un terme, certes, au programme nucléaire, ainsi qu’au développement des missiles balistiques, de cette tyrannique, corrompue, terroriste et antisémite théocratie d’un autre âge, mais, surtout, libérer le peuple iranien lui-même de ce pouvoir qui ne cesse, depuis son avènement, il y a 47 longues et cruelles années, de le réprimer, sans foi ni loi, dans le plus féroce des bains de sang. Avec, il y a quelques semaines à peine, le massacre de milliers de civils innocents et désarmés.
C’est d’ailleurs en ce sens – venir concrètement en aide, à leurs côtés, aux démocrates iraniens luttant, au nom de la liberté, contre la barbarie des mollahs – que, pas plus tard que ce 19 janvier dernier, je lançais dans la presse, avec plus d’une cinquantaine d’intellectuels majeurs au sein de l’intelligentsia française (dont Elisabeth Badinter, Arnaud Benedetti, Pascal Bruckner, Luc Ferry, Renée Fregosi, Rachel Khan, Arno Klarsfeld, Elisabeth Lévy, Céline Pina, Robert Redeker, Pierre-André Taguieff, Manuel Valls…) un appel solennel[1] aux principaux dirigeants occidentaux.
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Reste à espérer, bien sûr, qu’après la décapitation, ce 28 février toujours, de cet épouvantable régime des mollahs – dont la mort du prétendu « guide suprême », l’ayatollah Ali Khamenei, qui ne cessa en outre d’exhorter à l’anéantissement pur et simple, insupportable menace existentielle, de l’Etat d’Israël en tant que tel –, le peuple iranien, digne hériter de la grande et belle culture perse, retrouve véritablement la liberté, sans laquelle il n’est point de civilisation qui vaille, qu’il mérite assurément !
La dette morale de la France: quand elle protégeait l’ayatollah Khomeny, père de la république islamique d’Iran
Mais, par-delà même ces réflexions inhérentes à tout authentique démocrate, féru d’humanisme, soucieux des droits de l’homme tout autant que de la tolérance des idées, un point, capital, ne cesse toutefois de tarauder ceux qui, comme moi, portent la France, berceau des Lumières, au cœur de leur conscience morale en ce qu’elle a de plus haut et noble.
Car, oui, comment, dans un passé non si lointain, de 1978 à 1979, date de la tristement célèbre « Révolution Islamique » précisément, la France, alors sous la présidence de feu Valéry Giscard d’Estaing, a-t-elle pu accueillir aussi généreusement sur son sol, en le protégeant dans un luxueuse demeure de Neauphle-le-Château, non loin de Paris, un tyran aussi sanguinaire, fanatique et résolu, que l’ayatollah Khomeiny ?
Le fourvoiement de certains des grands intellectuels français
Pis : comment des intellectuels, philosophes et penseurs, de la trempe de Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Louis Althusser, Pierre Bourdieu ou Maurice Clavel (l’autoproclamé et très surestimé père des « nouveaux philosophes » au sein desquels émergèrent, à l’époque, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy) ont-ils pu se fourvoyer à ce point en cautionnant publiquement, aveuglés par leur propre et seul sectarisme idéologique, un être aussi dangereusement abject que ce même ayatollah Khomeiny ?
LFI: l’islamo-gauchisme persiste et signe dans son inconditionnel soutien à la barbarie du régime des mollahs
Mais le pire, pour en revenir à l’actualité la plus tragiquement brûlante d’aujourd’hui, c’est qu’un parti politique aussi radical que La France Insoumise du très autoritaire Jean-Luc Mélenchon, sans même parler de ses infâmes sbires (Rima Hassan, Aymeric Caron, Mathilde Panot…), persiste et signe, ces jours-ci, dans cette même dérive islamo-gauchiste, voire carrément, à lire certains de leurs tweets les plus récents en la matière, antisémite plus encore qu’antisioniste !
Oui, c’est bien là, toute honte bue et pour paraphraser ici le titre d’un célèbre ouvrage de l’admirable Julian Benda, une « nouvelle trahison des clercs », elle-même instillée, pour s’en référer cette fois à l’intitulé d’un non moins lucide et fameux essai du grand Raymond Aron, par un obstiné, tout aussi tenace et obtus, « opium des intellectuels » !
Macron et son pathétique aveu d’impuissance pour la France d’aujourd’hui
L’immense faute morale, plus encore que la simple quoique grave erreur politique, ne s’arrête cependant pas là, bien au contraire, hélas. Car comment comprendre en effet, encore aujourd’hui, que l’actuel président de la République française, Emmanuel Macron en personne, s’entête encore, envers et contre tout, dans le plus lâche des esprits munichois, à vouloir dialoguer, privilégiant pour cela on ne sait quelle absurde stratégie diplomatique, avec ce fanatique régime des mollahs, lesquels, dans le récent massacre de leur propre peuple dans sa légitime aspiration à la liberté, vient même de concurrencer, dans le registre de l’horreur, les pires crimes des nazis.
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Qu’il ne s’étonne donc pas, l’impuissant et pusillanime, parfois jusqu’au ridicule, Emmanuel Macron, que plus grand monde n’écoute d’ailleurs dans ses incessantes gesticulations, si, de son propre et pathétique aveu lors de son dernier conseil de défense et de sécurité à l’Elysée, « la France n’a pas été prévenue ni impliquée » dans le déclenchement de l’intervention militaire d’Israël et des Etats-Unis d’Amérique, ce 28 février donc, à l’encontre du dictatorial régime d’Iran !
On ne débat pas avec les descendants islamistes des nazis ; on les abat !
Car non, Monsieur le président: on ne débat pas avec les descendants islamistes des nazis ; on les abat, pour le bien de l’humanité tout entière comme pour la sauvegarde de nos démocraties occidentales, sinon l’avenir même de la civilisation en son ensemble !
C’est là le difficile mais courageux honneur, fût-il parfois malaisé à assumer au sein de la conscience humaine, des vrais amants de la liberté, ce bien précieux, aussi inestimable qu’inaliénable, entre tous.
Daniel Salvatore Schiffer est contributeur de l’ouvrage collectif LFI : anatomie d’une perversion (Editions David Reinharc) dirigé par de Pierre-André Taguieff, publié le 5 mars prochain NDLR.
[1] https://www.causeur.fr/massacre-en-iran-appel-solennel-des-intellectuels-francais-aux-dirigeants-occidentaux-321668
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