les marches de la gloire, Cannes. photo : Jérôme Briot

L’avantage, avec Cannes, c’est qu’il y en a pour tous les goûts. Pour les amateurs de cinéma de festival, il y a toujours un petit Dardenne qui traîne (cette année, ce sera Le Gamin au vélo) et, pour les amateurs de glam’, une Carla hors compétition fait très vite l’affaire (en l’occurrence, la première dame de France fait une apparition dans le Woody Allen d’ouverture du festival, Midnight in Paris). Il est vrai que ce mélange d’austérité et de légèreté fait depuis longtemps le charme du festival de Cannes. Une alliance improbable entre le sérieux de cinéastes adorés et la frivolité d’actrices adorables. Une étreinte entre l’art et les stars. Quoique, depuis quelques années, la donne n’est plus tout à fait la même. Les noms éternellement prononcés à Cannes (Pedro Almodovar, Lars von Trier, Nanni Moretti) constituent le vrai star system, à qui l’on dit poliment qu’il rajeunit chaque année. Alors que les acteurs deviennent sérieux et grisonnants, si bien qu’on les fait président du jury à la façon Robert de Niro.

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