Home Société 2017, année névrotique


2017, année névrotique

2017, année névrotique
Victor Hugo (Wikipédia)
Victor Hugo "Quatrevingt-treize" escroc
Victor Hugo (Wikipédia)

2017 s’annonce mal, avec des événements terrifiants, comme l’élection présidentielle hexagonale, le 30e anniversaire de M6, le nouvel album de Vincent Delerm, et peut-être même un nouveau film des frères Dardenne…

Ce sont là des tragédies qu’il faudra affronter avec dignité. L’année, par ailleurs, se composera de 12 longs mois, assez pénibles, et plusieurs fois dans l’année le ciel sera lourd et il pleuvra même par endroits. Peut-être que certains événements avant-coureurs de la fin 2016 pouvaient laisser prévoir ce naufrage attendu. D’abord, en Australie, un python a dévoré, devant les yeux ébahis de golfeurs blasés, un wallaby entier. Le drame s’est noué au 17e trou du parcours de Paradise Palms à Cairns, au nord-est de l’Australie. Le serpent a réussi à coincer le marsupial, l’a littéralement gobé, puis a filé dans le bush pour digérer en paix. On retiendra qu’on n’est en sécurité nulle part, pas même sur les parcours de golf, quand on est né wallaby.

En cette fin d’année 2016, nous avons aussi découvert que la cinéphilie pouvait conduire aux pires extrémités. L’illustration de cet axiome nous a été donnée à Orléans, où le tribunal a condamné à quatre ans de prison ferme un septuagénaire cinéphile qui escroquait son prochain avec maestria, en se faisant passer pour un producteur de cinéma… L’homme, avec 27 condamnations à son actif, semblait[access capability=”lire_inedits”] avoir déjà tout fait dans le domaine de l’escroquerie, sauf vendre la tour Eiffel à des Martiens.

Joseph Itic racontait aux gogos qui voulaient bien l’écouter avoir déjà tourné un film à Hollywood avec Robert Redford et Matt Damon, et assurait être sur le point de louer 300m² de bureaux à Paris pour installer son empire du septième art, la UBC International Film. Rien que ça… L’adresse qu’il donnait, à Beverly Hills, était en réalité celle d’une laverie… Un honnête homme, dont le rêve était d’adapter au cinéma le roman Quatrevingt-Treize de Victor Hugo lui confia naïvement 800 000 euros. Évidemment, l’escroc est parti avec le blé, et Hugo n’a pas eu son compte. Voilà ce qui arrive quand on croit trop en la littérature et aux hommes.

C’est donc ainsi que 2016 s’est achevée. Plus l’assassinat du grand-duc de Russie dans une galerie d’art turque, et le drame que l’on sait en Allemagne… Cela ne laisse présager rien de bon pour l’année qui commence… Vivement 2018 ! [/access]


Vous venez de lire un article en accès libre.
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !
Previous article Mes haïkus visuels: Karl Kraus, Roland Topor, Lausanne, etc.
Next article Alain Finkielkraut sur la jeunesse conservatrice et Jean-Claude Michéa

RÉAGISSEZ À CET ARTICLE

Le système de commentaires sur Causeur.fr évolue : nous vous invitons à créer ci-dessous un nouveau compte Disqus si vous n'en avez pas encore.
Une tenue correcte est exigée. Soyez courtois et évitez le hors sujet.
Notre charte de modération