J’ai longtemps cru que la féminisation de la société française annoncée par Alain Soral et décrite par Éric Zemmour était un épiphénomène, une mode curieuse et innocente, une impasse risible. Dans le bâtiment, je ne l’ai jamais rencontrée mais il faut reconnaître que, sur les chantiers où je menuise, je suis souvent le seul à parler français. Ailleurs non plus, je n’avais pas remarqué que les hommes devinssent de moins en moins mâles, mais il est vrai que je ne vais jamais chez le coiffeur et qu’en général, je prête moins d’attention aux hommes qu’à leurs femmes. J’avais entendu parler, comme tout le monde, des « métrosexuels » qui prennent rendez-vous pour une épilation ou se tartinent la tronche de crème avant de se coucher, mais que m’importe ! S’ils laissent sur leur faim les femmes qui ont du goût pour leur contraire, c’est tant mieux, j’adore passer pour le dessert.

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