Comme Marilyn Monroe et John Wayne, Donald Trump appartient au panthéon de la pop culture américaine. Sa vulgarité et ses mauvaises manières n’empêchent pas le président américain de répondre efficacement aux grands défis d’un monde de plus en plus instable.


Certains s’étonnent qu’un intellectuel raffiné, nihiliste de surcroît, puisse afficher ouvertement son soutien à un personnage aussi peu raffiné et intempestif que Donald Trump. Je les comprends. Mais ils me semblent aveugles à tout ce qu’il incarne : une Amérique conquérante, primitive, avec un colt dans une main et une Bible dans l’autre. L’Amérique d’Elvis et de Clint Eastwood, l’Amérique d’Andy Warhol et de Marilyn, l’Amérique dont Johnny Hallyday ou Eddie Mitchell rêvait. Une Amérique populaire où le meilleur et le pire se côtoyaient sans que l’on sache précisément où se trouvait la frontière entre eux, sinon dans les affaires. Et pour les affaires, reconnaissons que Donald Trump n’a rien à apprendre.

Mieux vaut John Wayne que Macron

On me rétorquera que c’est l’Amérique des années 1950 que j’évoque, celle de ma jeunesse, dont j’aurais la nostalgie. Et que j’aime Donald Trump parce qu’il y revient. Sans doute. Ce fulgurant flash-back serait donc, me dit-on

Article réservé aux abonnés

60 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Décembre 2018 - Causeur #63

Article extrait du Magazine Causeur

Lire la suite