Ces soldats qui se font tuer, ce sont mes fils.

Chacun de ces soldats français qui se sont fait tuer en Afghanistan, c’est mon fils.

Ce sont mes fils, mes petits gamins qui tapaient dans un ballon, et à qui j’apprenais à faire du vélo.
Ils sont beaux. Ils sont mes fils.

Je dis que ce sont mes fils. Oui. Car je suis un bonhomme de 56 berges et donc, je ne suis plus bon pour le service.

Chacun de ces gars qui sont morts, c’était mon fils.
Ils laissent des jeunes femmes veuves à vingt –cinq ou trente ans.

Alors quand le président annonce qu’on se retirera d’ici 2014, je voudrais bien savoir ce que ça veut dire . Président, ces soldats ne sont pas votre propriété. Vous les vouez à la mort en disant qu’on se retirera !

S’ils ne servent à rien, qu’ils rentrent. Ou bien il s’agit de la France et de ses intérêts. En ce cas, on y va. Ou bien il s’agit d’une erreur et on rapatrie nos soldats. Le problème, c’est qu’on ne nous dit ni l’un, ni l’autre.

Et puis je voudrais bien savoir pourquoi la crétine dégénérée Eva Joly prétend que le défilé du 14 juillet ne lui convient pas ! Hier, je me trouvais près de Denfert-Rochereau ; nos soldats passaient par là, après le défilé.

On les saluait. Ils étaient beaux. Ils étaient notre France. Ils étaient mes enfants. Leurs camarades étaient morts.

Mes deux grand-pères, François Ducher et Marc Taillandier, se sont battus en 14-18 pour que je sois un libre citoyen de la République Française. Ils en sont revenus. Mais beaucoup de petits gars qui avaient une mère et une fiancée n’en sont pas revenus.

Président Sarkozy, je vous demande compte d’un seul des cheveux de nos fils. Madame Eva Joly, je vous interdis de dire quoi que ce soit contre notre fête nationale.

On ne touche pas à mes fils.

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