J’aurais dû me méfier : les Inrocks en avaient dit du bien. « Un pur régal qui se savoure d’un bout à l’autre de la pièce où se joue tambour battant l’antique bras de fer entre nature et culture, la guerre des sexes et la lutte acharnée des femmes pour échapper à leur relégation domestique en revendiquant leur émancipation intellectuelle. » Couleurs acidulées, décor hideux années 60 — l’adolescence de Macha Makeïeff, qui a exactement le même âge que moi. Une transposition qui ne veut pas dire grand-chose, les femmes des années 1960 avaient largement accès à la culture, et on célébrait alors Françoise Sagan plutôt que l’abbé Cotin — le modèle de ce Trissotin, trois fois Cotin et trois fois sot, qui donna effectivement un temps son nom à la pièce, au témoignage de Mme de Sévigné, entre autres.
J’aurais dû me défier : les mises en scène de Macha Makeïeff, nommée à la Criée de Marseille par Frédéric Mitterrand en 2011 avec la bénédiction de Jean-Claude Gaudin jolie collusion, ne m’ont jamais emballé, et les spectacles des Deschiens, qu’elle inventa jadis avec Jérôme Deschamps, sont au mieux du café-théâtre.

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Jean-Paul Brighelli
enseignant et essayiste français.Il anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.