Quelles sont les véritables raisons du camouflet asséné par les parlementaires britanniques à David Cameron quand ils votèrent, last week, contre l’intervention en Syrie ? On a attribué, un peu rapidement à notre avis, ce refus de la guerre au pénible souvenir de Tony Blair qui avait honteusement menti aux Britanniques et à leurs représentants en leur servant le bobard du siècle sur les armes de destruction massive en Irak, ce qui coûta, l’air de rien, la mort de près de 180 tommies.

Non, ne croyez pas ces sornettes , j’ai bien réfléchi, il faut chercher ailleurs. Notamment du côté de l’érotomanie débridée qui s’est emparée du parlement du Royaume-Uni.  En effet, entre mai 2012 et juillet 2013, près de 300 000  connexions à des sites répertoriés comme pornographiques ont été enregistrées. Suite à une demande de l’édition britannique du Huffington Post,  ces chiffres ont été communiqués par le Parlement lui-même qui s’est cependant refusé à commenter comme il n’a pas commenté les 52 000 connexions sur des sites de rencontres extra-conjugales pour les sept premiers mois de 2013.

Somme toute, c’est très rassurant. D’abord, parce qu’un cliché tombe. Le fameux « Please, no sex, we’re british » ne semble plus de saison et il ne faudra plus railler la libido présumée inexistante de la frigide Albion. Mais surtout, en se livrant à l’onanisme, au chat érotique et autres gâteries internétiques en Chambre, les parlementaires britanniques, y compris les Conservateurs qui ont manqué à Cameron, ont réactualisé un slogan trop oublié aujourd’hui : « Faites l’amour, pas la guerre. » Effectivement, ça coûte tout de même moins cher et, contrairement à un bombardement, comme aurait dit Louis Scutenaire, aimable surréaliste belge et anar : « Une femme nue n’a jamais fait de mal à personne. »

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